
Bonjour à tous bande de cinéphiles, je vais vous parler aujourd’hui d’un film Sud Coréen, dernier né des pays asiatiques à s’ouvrir à la culture cinématographique de façon internationale. Après le Japon, La Chine, l’Inde et en même temps que la Thaïlande (où l’on peut y trouver de nombreux bijoux), c’est à son tour de montrer l’étendu de son cinéma qui se veut et qui réussit à être une alternative sérieuse au cinéma japonais leader critique sur le marché cinématographique asiatique.

En bref voici certaines œuvres connus tels que VOLCANO HIGH
SCHOOL, MEMORIES OF MURDER, OLD BOY, 2 SISTERS ou encore le
magnifique THE HOST. Mais aucun d’eux ne passera sous la
houlette de mes critiques (du moins pas aujourd’hui), puisque
je vais parler d’un film qui ne paie de pas de mines aux
premiers abords et qui finalement m’a rendu tout fou fou et
qui est bien dans l’esprit de ce que je peux aimer,
j’ai nommé VAMPIRE COP RICKY de Sy Myung Lee, déjà auteur de
2009 LOST MEMORIES. Changement de sujet pour le metteur en scène
coréen qui laisse de coté la fiction politique sous fond de film
d’action pour partir dans un registre totalement différent
puisqu’il s’agit du bon gros divertissement
décalé.

Tout commence par un bon gros moustique des familles qui n’a
rien trouvé de mieux que de pomper le sang frais (ou pas au choix)
du mythique DRACULA dans son château de Transylvanie (fallait la
trouver celle la). Après cela, l’insecte le plus détesté du
monde va faire un voyage contre son gré à bord d’un avion qui
va le mener jusqu’en Corée du Sud et par la suite va trouver
sa victime en la personne d’un flic moitié ripoux moitié
branquignole. Ce dernier va subir des mutations mais pas toujours
ceux que l’on croît ; en effet, il se transforme en vampire
uniquement que lorsqu’il est excité. Sa nouvelle vie va le
mener à devoir élucider une affaire dont il est plus ou moins dans
le coup.

Oubliez tout ce que vous avez pu voir dans les films de vampire
tels que DRACULA, UNE NUIT EN ENFER, UNDERWORLD ou BLADE. Le summum
de violence gratuite, de quête d’immortalité et de vengeance
au fil des siècles ; ici on es plus proche d’un film comme
SHAUN OF THE DEAD croisé avec le manga CITY HUNTER,
d’ailleurs on pourrais aisément conclure que ce Vampire Cop
Ricky est comme la perle d’Edgar Wright, c’est-à-dire
une comédie romantique avec des…. Vampires. En fait un seul
on va dire.
Après une introduction décalée mais qui donne le ton sur la suite
du film (en gros la franche rigolade au programme) avec un Dracula
de pacotille et un moustique franco sur la marchandise, le reste
est un subtil mélange déjantée de tout les genres. Et tout les
genres il y’a : le fantastique donc avec une intéressante
histoire de suceurs de sang (enfin 1 seul ), un film policier avec
une intrigue qui met en scène un trafic de jeux illégaux, une bonne
dose d’humour le plus souvent au ras des pâquerettes et enfin
une romance à l’eau de rose. Tout un mélange pour un résultat
qui se veut plaisant.
Le personnage interprété par Su-ro Kim (Volcano High School),
croisement libre de NICKY LARSON et de BLACK MASK, flic ripoux,
looser à ses heures et obsédé invétéré qui se change en suceur de
sang à chaque qu’il a la gaule possède un charme des plus
délirants, se trouvant le plus souvent dans des situations les plus
délirantes et ne pouvant s’empêcher de se rincer
l’œil que ce soit en pleine ville ou dans un magasin de
lingerie fine. De plus son histoire avec sa fiancée interprétée par
la charmante Yeo-Jeong Jo sert à intégrer un semblant d’amour
qui bizarrement ne déçoit pas et s’intègre simplement et
parfaitement à l’intrigue du film.

VAMPIRE COP RICKY ne serait pas intéressant sans le fameux méchant
qui va si bien avec. Niveau caricatural, on est servi par une
fashion victim coiffé comme Steevy de LOFT STORY, efféminé à ses
heures et pas si idiot qu’il en a l’air. C’est
bien simple, c’est le bad guy de luxe et toute sa clique qui
va avec.
Toute une brochette de personnages bien barrés dans une histoire
somme toute classique au demeurant qui se contente
d’accumuler les passages souvent drôle et jamais idiots. On
passe le plus clair de son temps à attendre patiemment les
péripéties que doit subir notre anti héros. Vampire Cop Ricky
renonce cependant au gore et à la violence gratuite. Un film de
vampire sans hémoglobines !!!!!!!!!!!!, eh bien oui et le tout
marche parfaitement (on a quand même a quelques taches rouges pour
bonne mesure). On se tape même quelques combats bienvenus, qui si
n’ont pas l’impact d’un ONG BAK ou d’un
POLICE STORY sont suffisamment distrayants pour ne pas sombrer dans
l’ennuie. Notre flic vampire n’est pas un petit dragon
mais ça blaste sévèrement et le plus clair des situations
enclenchent des fous rires nerveux.
VAMPIRE COP RICKY est le genre de divertissements qui attirent
l’attention grâce à une jaquette qui en dit long, sud coréen
qui plus est. Totalement stone dans son traitement et fourmillant
de passages agréable à l’œil, c’est le genre de
films à regarder pour se fendre la gueule et à des milliers
d’années lumières de la majorité des productions estampillés
suceurs de sang. Les personnages (tous attachants !!!) y sont pour
beaucoup.
Pas le renouveau du film de vampire, mais une alternative assumée
et décalqué du bulbe. A suivre le cinéma Sud Coréen, car avec les
quelques bombes de Thaïlande, le cinéma asiatique sera vu
d’une toute autre façon.
Verdict : 16/20
emule
ven 06 nov 2009 21:56