Accueil Date de création : 05/07/08 Dernière mise à jour : 02/09/09 14:49 / 47 articles publiés
 

ZAP MOVIES : HARPIES, TERREUR EN MILIEU HOSTILE, BURIED ALIVE, WELCOME TO THE JUNGLE  posté le mardi 03 février 2009 11:29


Bonjour à tous bande de blogueurs. Au programme de ce ZAP MOVIES, pas un seul film mais bien plusieurs joyeusetés bien nanardesques que je me suis forcé de regarder. Pour commencer un sous EVIL DEAD 3, un survival cheap, un film de revenant sponsorisé par PROZAC et enfin un Cannibal Holocaust next gen soft. Bon courage à tous !!!!!!!!!!

HARPIES

Je vais commencer par le meilleur du pire avec HARPIES de JOSH BECKER (Alien Apocalypse avec BRUCE CAMPBELL quand même !!!) qui raconte l’histoire d’un ancien flic devenu gardien de musée (STEPHEN BALDWIN avec 25 kilos en plus depuis Liens d’acier en 1996) qui se retrouve projeté dans au moyen âge. Pendant son périple il va tenter de retourner dans le présent mais surtout de faire face à un sorcier qui peut contrôler une armée de HARPIES, des créatures mi femmes mi monstres volants.


Si ca sent pas le scénar de la mort ça !!!!. Cette production estampillé SCI FI et produit par STAN LEE (oui oui ! Le STAN LEE de SPIDERMAN et XMEN) est un pur produit mal foutu et totalement foirée jusqu’aux ongles de pieds. Pompant sans aucune honte le 3ème volet de la trilogie de SAM RAIMI, EVIL DEAD, HARPIES trouve le moyen de prendre le spectateur pour un con ou alors de le faire mourir d’une crise de fous rires. Rien n’arrive à rendre le tout intéressant. Notre héros (décidément STEPHEN BALDWIN est condamné tout comme le reste de sa famille à figurer dans les rayons DTV de toute les supérettes) sapé en ASH du pauvre combat la veuve et l’orphelin dans un moyen âge en carton pate et accompagné d’une bande de « guerrier » de bas étage. Faut les voir dans des batailles titanesques (Tolkien peut retourner dans sa tombe) où l’on a l’impression que les combats sont filmés au ralenti alors que le tout est bien à la vitesse normale. Le reste de l’histoire navigue dans les clichés mille fois vu dans les productions du genre ; la jeune femme belle comme un cœur, guerrière et sponsorisé par Colgate et L’OREAL qui va tomber amoureuse de notre héros solitaire ; une tentative de revenir dans le présent qui va paraitre beaucoup plus délicate que prévu et un combat final avec le grand méchant qui va être présenté comme le dindon de la farce. Un scénario archi vu complété par des dialogues qui frisent le grand n’importe quoi et la niaiserie.


Les effets spéciaux sont à mourir de honte et arrivent à rendre les pires cinématiques de PLAYSTATION jolies. Imaginez des créatures d’une mocheté rares dans des décors réels et vous obtiendrez une joyeuse bouillie pixélisé impossible à digérer.
On ne parlera pas du jeu d’acteurs pitoyable de tout les personnages digne d’HELENE ET LES GARCONS. Ca sent le travail forcé et de ce fait le travail mal fait.  


Ne se foulant jamais pour proposer des produits de qualité, SCI FI a une nouvelle fois raté le coche avec ce sous produit d’héroic fantasy d’opérette qui frise la nullité absolue. Absolument rien n’est à sauver de cette purge immonde qui n’arrive jamais à déclencher le moindre sourire (si !! Peut être pour les infâmes effets spéciaux). Et dire que c’est produit par STAN LEE, je m’efforce que c’est un imposteur, car c’est impossible que ce soit le nom du papa de SPIDERMAN au générique de HARPIES.



TERREUR EN MILIEU HOSTILE

Encore une production SCI FI (humm j’aime ça, en même temps je n’ai pas fait exprès). Cependant, pas d’héroic fantasy au menu mais un simple survival dans la lignée de JEEPER CREEPERS et DETOUR MORTEL, 2 petites réussites dans le genre. Si j’annonce ces 2 titres, c’est que TERREUR EN MILIEU HOSTILE situe l’action à son tour dans une immense fôret où une bande de jeunes partis en excursion sont portés disparus. Plus tard, on apprendra que les jeunes ont été massacrés par une créature qui veille dans les bois. Des gardes forestiers sont alors présents pour patrouiller dont une femme traumatisé par un accident de voiture dans le passé. Tous sont au taquet mais se feront vite dépasser par une bestiole plus agressive qu’il n’y parait.


Parti d’un scénario plutôt basique aux premiers abords, TEMH tombe vite dans les pénombres du film d’horreur raté et ceux malgré certaines qualités mal exploités, la faute une histoire qui ne captive jamais et n’impose aucune frayeur. Pendant prés de 30 minutes, on doit subir une mise en situation qui s’éternise et qui se permet même d’instaurer une romance à l’eau de rose et des flash back inutiles de l’actrice principale. Des passages qui d’une part ne devraient pas avoir lieu d’être et ensuite qui plombe dés le départ le rythme du film. Le reste est une succession de scènes qui tentent de mettre en avant la créature à travers des scènes où il ne se passe pas grand-chose et où la voit quasiment pas (en tout cas pas en plan large, preuve de la laideur du monstre). Enfin on sera déçu par le manque d’ambiance dont fait preuve TEMH. En effet pas flippant pour un sou et manquant d’imagination dans la manière de filmer, il réduit l’écard avec les autres survival du genre. Un écart très large qui est accentué par la créature en elle-même tout simplement horrible, mixte foiré du JEEPER CREEPERS et des vampires d’une NUIT EN ENFER (vous savez les vampires tout moche et tout nu de la scène finale !!!!).


Tout n’est pas à jeter finalement dans cette prod SCI FI, heureusement d’ailleurs. Il arrive à se rattraper avec quelques maquillages gores qui ne peuvent laisser indifférents mais hélas trop rares et une actrice principale (CERINA VINCENT, charmante actrice de B à la poitrine de rêve, dommage que l’on en voit pas plus dans le film !!!….. Et que l’on a pu voir notamment dans des autres prods du genre comme 7 MUMMYS, BIG FOOT ou dans le plus connu CABIN FEVER d’ELI ROTH) qui arrive un temps soit peu à tirer son épingle du jeu et qui n’en fait pas de trop dans sa manière de jouer. Sa prestance et sa plastique arrivent à faire tenir le plus épuisé du téléspectateur jusqu’à la fin.

Sans être foncièrement mauvais (c’est toujours mieux que HARPIES), TERREUR EN MILIEU HOSTILE n’arrive pas à caler le fan acharné d’horreur. Très simpliste dans sa tournure et vide de toute ambiance, il se regardera et s’oubliera illico. On ne peut pas crier au génie à un banal film d’horreur qui mélange les styles sans avoir d’arguments favorables (romance qui sert à rien, monstre qu’on ne voit quasiment pas et gore propre).
Un titre qui aurait gagner en image !!!!, heureusement que tu es la CERINA !!!!!!!!!!!!!

 


BURIED ALIVE.

Une nouvelle fois une production SCI….. !!!!, je plaisante, on va aller voir la collection DIMENTION EXTREME, une collection spécialisé dans les films de divertissement (pas spécialement d’horreur comme est composé la majorité des titres, DEAD OR ALIVE le film en est l’exemple concret) pour parler un peu de BURIED ALIVE. Comme son nom l’indique il s’agit d’histoire de tombeaux mais n’importe lequel puisqu’il s’agit de celui d’une femme assassiné et enterré dans une vieille bicoque. Cette dernière sera le lieu de vacances d’une bande de potes venus faire la chouille sous le regard d’un vieil ermite aussi pervers qu’inquiétant.
Le réalisateur ROBERT KURTZMAN, spécialiste des maquillages gores et Co-fondateur de la société KNB, et accessoirement metteur en scène avec notamment le bon WISHMASTER se permet d’inviter sur le plateau le célèbre JIGSAW en personne : TOBIN BELL dans le rôle d’un vieil homme mystérieux et solitaire. Ce dernier moins recherché que dans la série des SAW, parvient à donner un peu d’originalité et se dégage parfaitement de la tronche antipathique de la célèbre saga horrifique. En dehors de cela, on peu remarquer que KURTZMAN ne s’est pas foulé l’anus quand à la réalisation de son projet somme toute assez banal (son WISHMASTER était moins couillu mais foutrement jouissif !!!!!). Vous prenez une bande de jeunes tous stéréotypé : un beau gosse, une ou 2 nympho, une pette cul, un nolife et un paranoïaque, vous ajoutez un ou deux personnages mystique pour ajouter un semblant de suspense, et enfin une histoire de revenant à dormir dont le personnage principal se met à le voir à chaque coin de porte ou de miroir et on obtient ce joyeux navet. Navet qui ne prétend même faire dans le sérieux et dans l’original.

Quasiment rien n’est à en tirer de ce pseudo film d’horreur qui limite les effets chocs (aucune tension !!!) et les scènes de meurtres (pas grand-chose de choquant à se mettre sous la dent à part la scène du jeune looser tranché dans le sens de la longueur). On a droit à quelques images de fesses (une femme courant à poils dans la cambrousse ; pas étonnant que ca à réveillé le bon vieux BELL !!!!!) et quelques plans de nichons, mais pas assez pour satisfaire nos besoins primates. Le jeu des acteurs se limite aux plus simples expressions et n’arrive même pas à rendre le tout intéressant.

Seul point positif en dehors du personnage de TOBIN BELL (c’est-à-dire intéressant quand on ne le voit pas dans sa défroque du tueur au puzzle), les maquillages assez réussi (ca serait dommage pour un spécialiste des effets spéciaux), mais un peu c’est un peu dommage pour un revenant que l’on voit rarement à l’écran.

BURIED ALIVE est donc un navet pur souche, un pseudo film gore qui se limite à tout les points (histoire, gore, jeu d’acteurs, tension). On aura vite fait de se retourner vers WISHMASTER du même réalisateur, bien plus fendard. Décidément BOB, tu n’es pas fait pour la mise en scène, par contre pour les effets spéciaux, tu es un dieu !!!!. (mode lèche cul enclenché Hi hi hi !!!!!).

 


WELCOME TO THE JUNGLE

Terminons ce Zap Movie avec le film le moins mauvais de la bande, il s’agit de WELCOME TO THE JUNGLE (A ne pas confondre avec BIENVENUE DANS LA JUNGLE, actionner délirant avec THE ROCK). Ici c’est un croisement entre BLAIR WITCH PROJECT et CANNIBAL HOLOCOST (même si les 2 sont étroitement liés).
2 couples en vacances se décident à fouiller les 4 coins de la jungle de NOUVELLE GUINEE en vue de suivre les traces de MICHAEL Rockfeller, célèbre expéditeur disparu. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que l’île regorge de dangers en tout genre dont-ils découvriront que bien trop tard.

Certains pourront considérer le film de Johnathan Hensleigh coupable de la déception qu’est le remake de PUNISHER soit de pomper sans vergogne le chef d’œuvre ultra dérangeant de Ruggero Deodato, soit de suivre sa trace, toujours est il que ce WTTJ (en initiales) n’est pas aussi mauvais qu’on ne pensais même si on criera pas au chef d’œuvre. En effet, le film respecte le principe pur et simple du métrage en caméra subjective cher à son maitre CANNIBAL HOLOCAUST ou plus récemment à DIARY OF THE DEAD et REC. Une présentation des personnages principaux se faisant le plus souvent avec un ton décontracté (en attendant du pire qui les attend), une description succincte et la mise en place de l’intrigue très détaillée et enfin (qui dure en gros la moitié du temps) et enfin le voyage au bout de l’enfer sous l’œil d’une caméra décidément avide de curiosité pour se terminer avec un HAPPY END des plus joviales et le plus souvent des plus mystérieux.


Un mystère tout à fait, car nos 2 couples vont faire face à une tribu des plus hostiles friands de chair fraiche après s’être préalablement pris la tête, différence d’égo oblige. Voila qui va les amener aux pires de leurs cauchemars. Loin d’être cheap comme au aurait pu le craindre, WTTJ impose les bases avec beaucoup de sérieux, le tout dans une ambiance de carte postale mais qui va s’avérer être une ambiance de pure terreur. De ce coté la, le réalisateur de the PUNISHER met beaucoup de sérieux dans le traitement de ces personnages, pas du tout stéréotypé et ayant un rôle important dans une intrigue certes simpliste mais suffisamment tendu pour tenir jusqu’au bout.  On peut dire que l’élève a bien fait ses devoirs et ne se contente pas de copier coller ses meilleurs scènes. Mais le voila le problème, il ne le copie pas (heureusement d’ailleurs), mais malgré les avantages certains, il n’arrive pas à faire tenir un semblant d’ambiance malsaine, chose que le film de Deodato arrivait sans effort (voir la fameuse scène d’avortement et des mutilations d’animaux, chose qui me choque encore ). Le réalisateur se contente juste de poser les bases d’un scénario linéaire et les rares passages de terreurs sont torchés dans les dernières 20 minutes. La aussi Hensleigh nous laisse sur notre faim. Les 2,3 scènes de cannibalisme n’ont pas l’impact des autres prods’ du genre et ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Il aurait fallu 10 minutes de plus pour se concentrer sur la tribu cannibale et leur mode de fonctionnement. Une version UNRATED, pas si UNRATED que ça. Enfin bref, la faim rehausse la barre avec un dernier plan de caméra faisant penser par la forme au final de C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS (ne voyez surtout pas le contexte).

Loin d’être le nanar attendu, WELCOME TO THE JUNGLE, ne propose ni un pompage ni une relecture, mais une version nouvelle du film de cannibalisme. Semi réussite donc pour le film de Hensleigh qui impose des personnages loin d’être des couillons et une mise en scène qui exploite bien le décor et les paysages. Cependant on sera déçu par le coté soft de la dernière demi heure et d’aucun moment choc, préférant se concentrer sur les 4 personnages principaux.
On pourra dire que c’est toujours mieux que THE PUNISHER, à vous de voir.

 

VERDICT : HARPIES / 02/20 (a voir tellement c'est pourri, ca vaut le coup !!!!)

TERREUR EN MILIEU HOSTILE : 09/20

BURIED ALIVE : 06/20

WELCOME TO THE JUNGLE : 10/20

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