Bonjour à tous bande de blogueurs. Au programme de
ce ZAP MOVIES, pas un seul film mais bien plusieurs joyeusetés bien
nanardesques que je me suis forcé de regarder. Pour commencer un
sous EVIL DEAD 3, un survival cheap, un film de revenant sponsorisé
par PROZAC et enfin un Cannibal Holocaust next gen soft. Bon
courage à tous !!!!!!!!!!

HARPIES
Je vais commencer par le meilleur du pire avec HARPIES de JOSH
BECKER (Alien Apocalypse avec BRUCE CAMPBELL quand même !!!) qui
raconte l’histoire d’un ancien flic devenu gardien de
musée (STEPHEN BALDWIN avec 25 kilos en plus depuis Liens
d’acier en 1996) qui se retrouve projeté dans au moyen âge.
Pendant son périple il va tenter de retourner dans le présent mais
surtout de faire face à un sorcier qui peut contrôler une armée de
HARPIES, des créatures mi femmes mi monstres volants.

Si ca sent pas le scénar de la mort ça !!!!. Cette production
estampillé SCI FI et produit par STAN LEE (oui oui ! Le STAN LEE de
SPIDERMAN et XMEN) est un pur produit mal foutu et totalement
foirée jusqu’aux ongles de pieds. Pompant sans aucune honte
le 3ème volet de la trilogie de SAM RAIMI, EVIL DEAD, HARPIES
trouve le moyen de prendre le spectateur pour un con ou alors de le
faire mourir d’une crise de fous rires. Rien n’arrive à
rendre le tout intéressant. Notre héros (décidément STEPHEN BALDWIN
est condamné tout comme le reste de sa famille à figurer dans les
rayons DTV de toute les supérettes) sapé en ASH du pauvre combat la
veuve et l’orphelin dans un moyen âge en carton pate et
accompagné d’une bande de « guerrier » de bas
étage. Faut les voir dans des batailles titanesques (Tolkien peut
retourner dans sa tombe) où l’on a l’impression que les
combats sont filmés au ralenti alors que le tout est bien à la
vitesse normale. Le reste de l’histoire navigue dans les
clichés mille fois vu dans les productions du genre ; la jeune
femme belle comme un cœur, guerrière et sponsorisé par
Colgate et L’OREAL qui va tomber amoureuse de notre héros
solitaire ; une tentative de revenir dans le présent qui va
paraitre beaucoup plus délicate que prévu et un combat final avec
le grand méchant qui va être présenté comme le dindon de la farce.
Un scénario archi vu complété par des dialogues qui frisent le
grand n’importe quoi et la niaiserie.

Les effets spéciaux sont à mourir de honte et arrivent à rendre les
pires cinématiques de PLAYSTATION jolies. Imaginez des créatures
d’une mocheté rares dans des décors réels et vous obtiendrez
une joyeuse bouillie pixélisé impossible à digérer.
On ne parlera pas du jeu d’acteurs pitoyable de tout les
personnages digne d’HELENE ET LES GARCONS. Ca sent le travail
forcé et de ce fait le travail mal fait.

Ne se foulant jamais pour proposer des produits de qualité, SCI FI
a une nouvelle fois raté le coche avec ce sous produit
d’héroic fantasy d’opérette qui frise la nullité
absolue. Absolument rien n’est à sauver de cette purge
immonde qui n’arrive jamais à déclencher le moindre sourire
(si !! Peut être pour les infâmes effets spéciaux). Et dire que
c’est produit par STAN LEE, je m’efforce que
c’est un imposteur, car c’est impossible que ce soit le
nom du papa de SPIDERMAN au générique de HARPIES.

TERREUR EN MILIEU HOSTILE
Encore une production SCI FI (humm j’aime ça, en même temps
je n’ai pas fait exprès). Cependant, pas d’héroic
fantasy au menu mais un simple survival dans la lignée de JEEPER
CREEPERS et DETOUR MORTEL, 2 petites réussites dans le genre. Si
j’annonce ces 2 titres, c’est que TERREUR EN MILIEU
HOSTILE situe l’action à son tour dans une immense fôret où
une bande de jeunes partis en excursion sont portés disparus. Plus
tard, on apprendra que les jeunes ont été massacrés par une
créature qui veille dans les bois. Des gardes forestiers sont alors
présents pour patrouiller dont une femme traumatisé par un accident
de voiture dans le passé. Tous sont au taquet mais se feront vite
dépasser par une bestiole plus agressive qu’il n’y
parait.

Parti d’un scénario plutôt basique aux premiers abords, TEMH
tombe vite dans les pénombres du film d’horreur raté et ceux
malgré certaines qualités mal exploités, la faute une histoire qui
ne captive jamais et n’impose aucune frayeur. Pendant prés de
30 minutes, on doit subir une mise en situation qui
s’éternise et qui se permet même d’instaurer une
romance à l’eau de rose et des flash back inutiles de
l’actrice principale. Des passages qui d’une part ne
devraient pas avoir lieu d’être et ensuite qui plombe dés le
départ le rythme du film. Le reste est une succession de scènes qui
tentent de mettre en avant la créature à travers des scènes où il
ne se passe pas grand-chose et où la voit quasiment pas (en tout
cas pas en plan large, preuve de la laideur du monstre). Enfin on
sera déçu par le manque d’ambiance dont fait preuve TEMH. En
effet pas flippant pour un sou et manquant d’imagination dans
la manière de filmer, il réduit l’écard avec les autres
survival du genre. Un écart très large qui est accentué par la
créature en elle-même tout simplement horrible, mixte foiré du
JEEPER CREEPERS et des vampires d’une NUIT EN ENFER (vous
savez les vampires tout moche et tout nu de la scène finale
!!!!).

Tout n’est pas à jeter finalement dans cette prod SCI FI,
heureusement d’ailleurs. Il arrive à se rattraper avec
quelques maquillages gores qui ne peuvent laisser indifférents mais
hélas trop rares et une actrice principale (CERINA VINCENT,
charmante actrice de B à la poitrine de rêve, dommage que
l’on en voit pas plus dans le film !!!….. Et que
l’on a pu voir notamment dans des autres prods du genre comme
7 MUMMYS, BIG FOOT ou dans le plus connu CABIN FEVER d’ELI
ROTH) qui arrive un temps soit peu à tirer son épingle du jeu et
qui n’en fait pas de trop dans sa manière de jouer. Sa
prestance et sa plastique arrivent à faire tenir le plus épuisé du
téléspectateur jusqu’à la fin.

Sans être foncièrement mauvais (c’est toujours mieux que
HARPIES), TERREUR EN MILIEU HOSTILE n’arrive pas à caler le
fan acharné d’horreur. Très simpliste dans sa tournure et
vide de toute ambiance, il se regardera et s’oubliera illico.
On ne peut pas crier au génie à un banal film d’horreur qui
mélange les styles sans avoir d’arguments favorables (romance
qui sert à rien, monstre qu’on ne voit quasiment pas et gore
propre).
Un titre qui aurait gagner en image !!!!, heureusement que tu es la
CERINA !!!!!!!!!!!!!

BURIED ALIVE.
Une nouvelle fois une production SCI….. !!!!, je plaisante,
on va aller voir la collection DIMENTION EXTREME, une collection
spécialisé dans les films de divertissement (pas spécialement
d’horreur comme est composé la majorité des titres, DEAD OR
ALIVE le film en est l’exemple concret) pour parler un peu de
BURIED ALIVE. Comme son nom l’indique il s’agit
d’histoire de tombeaux mais n’importe lequel
puisqu’il s’agit de celui d’une femme assassiné
et enterré dans une vieille bicoque. Cette dernière sera le lieu de
vacances d’une bande de potes venus faire la chouille sous le
regard d’un vieil ermite aussi pervers
qu’inquiétant.
Le réalisateur ROBERT KURTZMAN, spécialiste des maquillages gores
et Co-fondateur de la société KNB, et accessoirement metteur en
scène avec notamment le bon WISHMASTER se permet d’inviter
sur le plateau le célèbre JIGSAW en personne : TOBIN BELL dans le
rôle d’un vieil homme mystérieux et solitaire. Ce dernier
moins recherché que dans la série des SAW, parvient à donner un peu
d’originalité et se dégage parfaitement de la tronche
antipathique de la célèbre saga horrifique. En dehors de cela, on
peu remarquer que KURTZMAN ne s’est pas foulé l’anus
quand à la réalisation de son projet somme toute assez banal (son
WISHMASTER était moins couillu mais foutrement jouissif !!!!!).
Vous prenez une bande de jeunes tous stéréotypé : un beau gosse,
une ou 2 nympho, une pette cul, un nolife et un paranoïaque, vous
ajoutez un ou deux personnages mystique pour ajouter un semblant de
suspense, et enfin une histoire de revenant à dormir dont le
personnage principal se met à le voir à chaque coin de porte ou de
miroir et on obtient ce joyeux navet. Navet qui ne prétend même
faire dans le sérieux et dans l’original.

Quasiment rien n’est à en tirer de ce pseudo film
d’horreur qui limite les effets chocs (aucune tension !!!) et
les scènes de meurtres (pas grand-chose de choquant à se mettre
sous la dent à part la scène du jeune looser tranché dans le sens
de la longueur). On a droit à quelques images de fesses (une femme
courant à poils dans la cambrousse ; pas étonnant que ca à réveillé
le bon vieux BELL !!!!!) et quelques plans de nichons, mais pas
assez pour satisfaire nos besoins primates. Le jeu des acteurs se
limite aux plus simples expressions et n’arrive même pas à
rendre le tout intéressant.

Seul point positif en dehors du personnage de TOBIN BELL
(c’est-à-dire intéressant quand on ne le voit pas dans sa
défroque du tueur au puzzle), les maquillages assez réussi (ca
serait dommage pour un spécialiste des effets spéciaux), mais un
peu c’est un peu dommage pour un revenant que l’on voit
rarement à l’écran.

BURIED ALIVE est donc un navet pur souche, un pseudo film gore qui
se limite à tout les points (histoire, gore, jeu d’acteurs,
tension). On aura vite fait de se retourner vers WISHMASTER du même
réalisateur, bien plus fendard. Décidément BOB, tu n’es pas
fait pour la mise en scène, par contre pour les effets spéciaux, tu
es un dieu !!!!. (mode lèche cul enclenché Hi hi hi !!!!!).

WELCOME TO THE JUNGLE
Terminons ce Zap Movie avec le film le moins mauvais de la bande,
il s’agit de WELCOME TO THE JUNGLE (A ne pas confondre avec
BIENVENUE DANS LA JUNGLE, actionner délirant avec THE ROCK). Ici
c’est un croisement entre BLAIR WITCH PROJECT et CANNIBAL
HOLOCOST (même si les 2 sont étroitement liés).
2 couples en vacances se décident à fouiller les 4 coins de la
jungle de NOUVELLE GUINEE en vue de suivre les traces de MICHAEL
Rockfeller, célèbre expéditeur disparu. Ce qu’ils ne savent
pas, c’est que l’île regorge de dangers en tout genre
dont-ils découvriront que bien trop tard.

Certains pourront considérer le film de Johnathan Hensleigh
coupable de la déception qu’est le remake de PUNISHER soit de
pomper sans vergogne le chef d’œuvre ultra dérangeant
de Ruggero Deodato, soit de suivre sa trace, toujours est il que ce
WTTJ (en initiales) n’est pas aussi mauvais qu’on ne
pensais même si on criera pas au chef d’œuvre. En
effet, le film respecte le principe pur et simple du métrage en
caméra subjective cher à son maitre CANNIBAL HOLOCAUST ou plus
récemment à DIARY OF THE DEAD et REC. Une présentation des
personnages principaux se faisant le plus souvent avec un ton
décontracté (en attendant du pire qui les attend), une description
succincte et la mise en place de l’intrigue très détaillée et
enfin (qui dure en gros la moitié du temps) et enfin le voyage au
bout de l’enfer sous l’œil d’une caméra
décidément avide de curiosité pour se terminer avec un HAPPY END
des plus joviales et le plus souvent des plus
mystérieux.

Un mystère tout à fait, car nos 2 couples vont faire face à une
tribu des plus hostiles friands de chair fraiche après s’être
préalablement pris la tête, différence d’égo oblige. Voila
qui va les amener aux pires de leurs cauchemars. Loin d’être
cheap comme au aurait pu le craindre, WTTJ impose les bases avec
beaucoup de sérieux, le tout dans une ambiance de carte postale
mais qui va s’avérer être une ambiance de pure terreur. De ce
coté la, le réalisateur de the PUNISHER met beaucoup de sérieux
dans le traitement de ces personnages, pas du tout stéréotypé et
ayant un rôle important dans une intrigue certes simpliste mais
suffisamment tendu pour tenir jusqu’au bout. On peut
dire que l’élève a bien fait ses devoirs et ne se contente
pas de copier coller ses meilleurs scènes. Mais le voila le
problème, il ne le copie pas (heureusement d’ailleurs), mais
malgré les avantages certains, il n’arrive pas à faire tenir
un semblant d’ambiance malsaine, chose que le film de Deodato
arrivait sans effort (voir la fameuse scène d’avortement et
des mutilations d’animaux, chose qui me choque encore ). Le
réalisateur se contente juste de poser les bases d’un
scénario linéaire et les rares passages de terreurs sont torchés
dans les dernières 20 minutes. La aussi Hensleigh nous laisse sur
notre faim. Les 2,3 scènes de cannibalisme n’ont pas
l’impact des autres prods’ du genre et ne m’ont
pas laissé un souvenir impérissable. Il aurait fallu 10 minutes de
plus pour se concentrer sur la tribu cannibale et leur mode de
fonctionnement. Une version UNRATED, pas si UNRATED que ça. Enfin
bref, la faim rehausse la barre avec un dernier plan de caméra
faisant penser par la forme au final de C’EST ARRIVE PRES DE
CHEZ VOUS (ne voyez surtout pas le contexte).

Loin d’être le nanar attendu, WELCOME TO THE JUNGLE, ne
propose ni un pompage ni une relecture, mais une version nouvelle
du film de cannibalisme. Semi réussite donc pour le film de
Hensleigh qui impose des personnages loin d’être des
couillons et une mise en scène qui exploite bien le décor et les
paysages. Cependant on sera déçu par le coté soft de la dernière
demi heure et d’aucun moment choc, préférant se concentrer
sur les 4 personnages principaux.
On pourra dire que c’est toujours mieux que THE PUNISHER, à
vous de voir.
VERDICT : HARPIES / 02/20 (a voir tellement c'est pourri, ca vaut le coup !!!!)
TERREUR EN MILIEU HOSTILE : 09/20
BURIED ALIVE : 06/20
WELCOME TO THE JUNGLE
: 10/20