Accueil Date de création : 05/07/08 Dernière mise à jour : 02/09/09 14:49 / 47 articles publiés
 

DEATH RACE 2000 père et fils  posté le dimanche 14 décembre 2008 20:32

Bizarrement à croire qu’à chaque nouveau film de PAUL WS ANDERSON, c’est la consternation auprès des cinéphiles. En effet, le réalisateur anglais subit le syndrome BRETT RATNER, c’est-à-dire un bon p’tit film en guise de d’arrivée (le sympathiquement jouissif MORTAL KOMBAT, premier succès commercial) pour ensuite tomber se contenter du strict minimum niveau scénaristique (c’est le dire de beaucoup pseudo pro du cinéma de genre qui se la pette). Cependant que force est de constater que ANDERSON en a sous la caboche et qu’à chaque film on est par moment déçu mais le plus souvent souriant ( à part pour ALIEN VS PREDATOR) : MORTAL KOMBAT, adaptation réussi et défoulant du jeu vidéo qui plante avec facilité le pitoyable STREET FIGTHER sorti à la même époque ;   SOLDIER, actionner bourrin et macho avec un KURT RUSSEL pas très bavard mais charismatique ; EVENT HORIZON, space opéra qui lorgne du 8 clos horrifique avec beaucoup d’imagination et de moments de terreur ; RESIDENT EVIL qui si c’est royalement planté en terme d’adaptation, se rattrape par quelques passages joyeusement sympathique et par de l’action non stop. Seul ombre du tableau, le cross over foiré des 2 icones du cinéma fantastique ALIEN VS PREDATOR.
Donc voyez vous des ratages successifs, nan !!!! A priori !!!!

L’annonce du nouvel Anderson se fit attendre et la surprise est de taille : pas d’adaptation de jeux vidéos (par contre il sera prochainement aux commandes du 4ème RESIDENT EVIL et de SPY HUNTER, jadis annoncé pour JOHN WOO), mais d’un remake et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du film de PAUL BARTEL(Cannonball) et produit par ROGER CORMAN qu’on ne présente plus tant le B n’a plus de secret pour lui, je parle de la COURSE A LA MORT DE L’AN 2000 (death race 2000) avec DAVID CARRADINE et SYLVESTER STALLONE dans un de ses premiers rôles au cinéma. Le principe était simple mais pourtant aux petits oignons : une course est organisé à travers tout les ETATS UNIS et le but est bien entendu d’arriver premier mais surtout de marquer un maximum de points en écrasant la population qui  n’est pas du gout de tout le monde et de nombreux rebelles se défendent pour écourter la course avant qu’elle ne fasse de nombreux ravages. Partant d’un pitch totalement barré, DEATH RACE 2000 se positionne dans le même registre que le ROLLERBALL de NORMAN JEWISSON sorti aussi en 75 qui tape dans la violence (la plus souvent gratuite) mais qui se paie le luxe d’instaurer une satire sociale et une provocation digne des meilleurs VERHOEVEN. Cependant le film de BARTEL reste plus fun et regardable au point de vue scénaristique en proposant un humour (noir !!!) omniprésent loin devant le sérieux du film de JEWISSON.


DEATH RACE 2000 est plaisant et un must du B movies des seventies aussi en partie grâce aux 2 stars que sont David Carradine, parfait dans le rôle du personnage de FRANKEINSTEIN, pilote adulé et énigmatique qui soulève les foules du monde entier rien qu’avec son nom et SYLVESTER STALLONE, brillant en Machine-Gun Joe Viterbo, pilote prétentieux, macho et grande gueule.

DEATH RACE 2000 attint vite le statut de film culte même si de nombreuses critiques iront le lincher sans mettre de gants.

 


Il faudra attendre plus de 30 ans pour voir débarquer le remake officiel. Comme je disais plus haut, c’est le réalisateur britannique PAUL WS ANDERSON (à ne pas confondre avec PAUL THOMAS ANDERSON auteur de BOOGIE NIGHT et au taquet pour la réalisation du film METAL GEAR SOLID) qui se charge de ce remake, pas si remake que cela finalement même si on y retrouvera certains points communs tout au long du film. Seulement certains, car en dépit de l’idée principale (des courses de voitures où tout les coups sont permis) qui est plus ou moins respectée, le réalisateur de RESIDENT EVIL se démarque de son homologue des seventies pour proposant un spectacle moins satirique et provoquant, qui mise avant tout sur le grand spectacle, ce qu’ANDERSON réussit parfaitement.

Pour situer le contexte, Jensen Ames est un ouvrier qui va avoir sa vie basculer quand il va être accusé à tord du meurtre de sa femme et va devoir purger une peine de prison qui va le mener à participer à des courses de voitures dangereuses ou il y’aura un seul vainqueur. Le survivant sera relâché et retrouvera la liberté. Bien sur tout cela sous l’œil des caméras et d’une organisatrice prête à tout de la course dantesque.

Pari audacieux et attendu au tournant par les fans du film de BARTEL, DEATH RACE 2000 se veut une relecture totalement décomplexé et exit de toute critique qui faisait la force de la version 75.  On se rapproche plus finalement du ROLLERBALL de MCT ou bien d’un de mes coups de cœur bourrin de ces derniers mois en la personne de THE CONDEMNED tant le coté violent et spectaculaire à une place importante et indispensable.


Car oui Anderson est un bourrin et ca se voit (pas dans RESIDENT EVIL en tout cas lol) et surtout sais mettre en scène des courses. Ces dernières extrêmement spectaculaires avec une caméra sans cesse en mouvement et plongeant littéralement le spectateur dans une surenchère de taule froissée et de goupilles. Des courses qui sont le cœur de l’aventure et qui se veulent de bien meilleur qualité et sacrément plus jouissives que le film de BARTEL.

Totalement différent de son modèle, cette cuvée 2008 respecte cependant quelques aspects qui feront plaisir aux fans de la 1ère heure. A commencer par le personnage de FRANKEINSTEIN qu’avait immortalisé DAVID « Kung Fu » CARRADINE et qui joué de fort belle façon (enfin il remplace sous le masque le personnage de Frankenstein) par un JASON STATHAM qui se veut être la nouvelle star du cinéma d’action. Imposant, casse cou, bête de rage et humain, le héros de HYPER TENSION donne une image convaincante à ce personnage emblématique de DEATH RACE.


La suite ce sont des engins de guerre tout droit sortis de TWISTED METAL avec tout ce que cela implique comme artillerie lourde. D’ailleurs ANDERSON n’est pas un gamer pour rien puisqu’il n’hésite pas pour mon grand bonheur à y introduire des références vidé ludiques comme la présentation des différents participants ou bien encore pendant les courses quand les véhicules doivent passer sur des bonus pour enclencher leurs attaques ou défenses. Tout est mise en œuvre pour respecter le cahier des charges d’un film qui se veut un produit pour ados.
En dehors des courses, il y’a un bien un semblant de scénario pour faire tenir la route. Pas de course transcontinental à travers tout le pays mais un Actionner new âge sous fond d’univers carcéral. Pas de grande originalité pour ANDERSON qui livre dans le strict minimum sans forcer la barre.


Les personnages secondaires ont tous des gueules bien antipathiques et respectent le coté stéréotype du gros bras macho et idiot. On peut reconnaitre entre autre ROBIN SHOU qui connait bien le réalisateur anglais puisqu’il était au générique de MORTAL KOMBAT dans le rôle de LIU KANG ou bien encore TYRESE GIBSON chanteur de Rap, vu notamment dans TRANSFORMERS ou LE VOL DU PHOENIX qui se paie le luxe d’interpréter le personnage tenu jadis par STALLONE, le charismatique MACHINE GUN JOE. Néanmoins la déception est immense concernant le personnage qui est loin d’égaler celui que jouait RAMBO. Pas un souffle d’humour ravageur et surtout pas la fameuse dégaine que STALLONE dégageait. De ce personnage, on ne retiendra que le nom et encore.

Le réalisateur de MORTAL KOMBAT peut dormir tranquille avec son rejeton. Si ce remake peut paraitre un peu simpliste aux abords, limite idiot qui se contente de proposer un spectacle spectaculaire sous fond de critique des médias et de l’économie américaine, il reste néanmoins extrêmement bien réalisé et qui donne au spectateur son quota d’adrénaline.
C’est du divertissement de première qualité. Très peu de temps morts et des effets de style qui font vite références aux meilleurs passages de MAD MAX (même si il est impossible de rivaliser avec les 2 premiers épisodes de GEORGE MILLER) avec entre autre une scène ultra jouissive avec un camion armé jusqu’aux dents (je vous laisse la surprise) et au meilleur des films de caisse des années 70.

Pas un simple remake, mais une relecture soigné et rempli de bonnes idées, ce DEATH RACE 2008 est sauvagement furieux et un bonheur pour les yeux.

Que le show commence !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Verdict : original / 17/20

remake / 16/20

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Tous les commentaires de l'article:
DEATH RACE 2000 père et fils

  • steph-x

    dim 11 jan 2009 13:00

    je sui daccor pr cki é des performances de Anderson mais le pour fan incontésté ke je suis des BD alien versus predator...son film nou a pluto écoeuré ! (bizarrement il reste meilleur ke le 2 ki se vanten de respecter les séries dorigine...) depui mortal kombat...anderson devrait se remettre à la coke