
C’est reparti pour un tour et
ceux depuis 4 ans. Pour chaque fête d’halloween (du moins aux
STATES !!!!), la soupe pièges mortels est servi pour le meilleur et
pour le pire. Mais avant d’analyser cet opus, revenons sur
cette saga horrifique qui aura fait beaucoup d’adepte et
d’opposants, mais surtout un max de pognons pour LIONS GATE,
le studio qui est devenu depuis peu le maitre des productions
d’horreurs ( HOSTEL, DEVIL REJECTS, SEE NO EVIL, la saga SAW,
HOUSE OF 1000 CORPSES, j’en passe et des meilleurs).



2005, un jeunot malaisien du nom de JAMES WAN, se lance dans une
première réalisation dont le thème est un psychopathe qui enferme
ses victimes dans des pièges sadiques et tortueux. Directement le
succès est immédiat autant critique que commercial (+ de 55
millions de dollars de recettes pour une mise de 1.2 millions,
plutôt pas mal !!!). Merci qui : un scénario ultra riche et
proposant son lot de surprises, un suspense omniprésent, certaines
scènes à la limite du supportable (dans le bon sens du terme) et
une brochettes d‘acteurs qui en imposent (Danny Glover, Cary
Elwes, Monica Potter). Le statut de film culte n’a pas été
attendu et reste dans le cœur des fans comme le meilleur
épisode de la série, ni plus ni moins.

Fort du succès de SAW, LIONS GATE n’a pas beaucoup attendu avant de pondre un 2ème opus, soit même pas 1 an avant le bébé de JAMES WAN. Cependant le réalisateur malaisien laisse sa place à un nouveau venu en la personne de DARREN LYNN BOUSMAN dont c’est sa première mise en scène.

Au tableau, plus de pièges, plus de meurtres bien crades (les
bouchés double sont mise pour le bonheur des fans), et moins
d’innovations. Forcément, les productions ne vont pas se
fouler le fion. De la, on à droit à une successions de pièges sous
forme de TV réalité (plusieurs personnes enfermés dans une baraque
abandonnée sous les yeux des caméras), bon je fais une approche
assez simpliste mais à peu de choses prés ca y ressemble.

Forcément l’originalité n’est pas de mise dans ce 2ème
opus, mais la sauce prend quand même ; déjà succès commercial au
rendez vous. De plus si on retire le jeu minable des acteurs (digne
d’un sitcom AB excepté le trio principal : DYNA MEYERS
(STARSHIP TROOPERS), DONNIE WAHLBERG (DEAD SILENCE) et TOBIN BELL
qui reprend le rôle du tueur au puzzle) et sa facilité à prendre le
spectateur pour un con, SAW 2 est riche en pièges bien saignants et
ne possède quasiment pas de temps morts. De plus son final est
suffisamment accrocheur pour qu’on reste jusqu’au bout
du film.

Loin d’être une suite inutile, BOUSMAN s’en sort assez
bien (quoique un peu trop facilement) pour qu’un inévitable
3ème opus pointe le bout de son nez.

1 an plus tard et prévu pour une sortie aux alentours
d’HALLOWEEN (date qui suivra les opus suivants), SAW 3
débarque sous la houlette une nouvelle fois de BOUSMAN qui va
pousser le bouchon plus loin dans les effets gores et les pièges,
ce qui l’amener à subir les foudres du CSA et notamment en
France où ce 3ème épisode sera tout simplement interdit aux moins
de 18 ans. On n’avait pas vu ce genre de décision depuis 2000
pour le film BAISE MOI. Une initiative un peu sur estimé quand à ce
que vaut le film en lui-même, qui malgré ses passages gore à
souhait ne doit pas te taper une interdiction de la sorte (des
films comme HOSTEL, ou encore SAW 2 qui n’épargnent personne
en hémoglobine et boucherie n’ont droit qu’à une
interdiction aux moins de 16 ans).


En dehors de cet aspect, ce 3ème volet va plus loin dans un
scénario toujours aussi abracadabrant et se paie même le luxe de
proposer une sous intrigue totalement ratée et inutile. Le final,
comme dans tout les épisodes a été une nouvelle fois pondu après
une partie de snifette carabinée.
Le succès est une nouvelle fois au rendez pour ce SAW qui se veut
un peu plus réussi que son ainé : forcément c’est gore,
c’est réalisé façon clip (grrr !!!!, ces effets cuts à la con
que je ne peux pas blairer et qui ne sert à rien) en vue de toucher
un publique d’ados qui de toute façon iront voir le film
(même en passant à travers les filets de cette abusive interdiction
aux mineurs).

2007 déboule un 4ème opus on ne peut
plus prévisible. Je ne vais pas faire un résumé de SAW 4 étant
donné que j’en ait fait une critique au début de mon blog
(que vous pouvez voir si vous le souhaitez). Juste pour dire que
les scénaristes étaient à court d’idée et nous ont torché un
banal film d’horreur qui se contente de lâcher le max de
scènes sanglantes au profit d’une histoire des plus minables
et sans le moindre soupçon d’originalité. Bref le pire
épisode de la série. Mais qu’en est il de ce 5ème
…..

Sorti le 5 novembre dans notre belle France, c’est le 5ème
épisode de la franchise qui déboule sous nos écrans. Exit DARREN
BOUSMAN (qui serait le réalisateur nommé à la mise en scène du
remake de SCANNER de CRONENBERG), place à un jeunot déjà présent
sur SAW 2 et ses suites en tant que Chef décorateur du nom de DAVID
HACKT.
SAW 5 reprend donc là ou le 4ème s’arrêta, le JIGSAW est
décédé est a laissé sa place à une nouvelle recrue pour continuer
la relève. Mais lorsque le tout va être découvert, ce dernier va
tout faire pour ne laisser aucune trace.
On prend les mêmes et on recommence, un opening en force avec
surenchères de tripaille, un casting inconnu au bataillon, la sale
face de JOHN KRAMMER (campé par l’inénarrable TOBIN BELL ;
moins en forme que jamais !!!!) et un scénario qui accumule les
clichés du détective en quête de psycho killer le tout mélangé à
des pièges toujours aussi mortels.

En parlant de cette partie, si on l’on peut une nouvelle fois
saluer l’ingéniosité de certaines d’entre elles
(notamment la dernière !!!), on pourra crier au scandale quand à la
qualité au travail des futures victimes : à coté de la plaque et
dépourvu de tout sentiment. Il va de même de l’ensemble du
film en général. Si il parait moins crétin que le 4ème SAW
notamment avec une partie qui lorgne du coté de polar (bas de gamme
!!), il est aussi plus léger en scène de tortures pourtant marque
de fabrique de la saga. Peu de barbakes à se mettre sous la dent,
le tout étant trop soft pour prétendre à un SAW de bonne cuvée.
Cela reste malgré tout moins tiré par les cheveux même si le tout
manque de piment.

Qui dit SAW 5, dit forcément JIG SAW. Tobin Bell fidèle au poste
dans un rôle semblable au volet précédent, c’est-à-dire une
nouvelle fois en Flash Back. Ne savant pas comment faire revenir ce
nouvel icône du cinéma d’horreur, les scénaristes ne se sont
pas trop foulé le fion, revenant sans cesse dans les opus
inférieurs jusqu’au numéro 1 (SAW est l’une des rares
séries où l’on revient tout le temps dans les épisodes
anciens malgré les nombreuses suites : si le cœur vous en
dit, zieutez toute la série d’un coup !!!!!) pour imposer un
semblant d’originalité et de complexité dans
l’intrigue.

Plus la série se poursuit, plus ca régresse. La série peine à
s’améliorer et subit la rage des producteurs qui n’y
voient que les bénéfices. On est loin du 1er épisode. Ce 5ème volet
ne vole pas haut, autant dans l’histoire (une nouvelle fois
baclée), les effets gores (relâchement total ) et le manque
d’ambition (une nouvelle suite pour rapporter de
l’argent).
C’est meilleur que SAW 4, mais cela ne suffit pas à relancer
la franchise.

Malheureusement le jeu n’est pas prêt de se terminer, un 6ème
SAW est prévu pour l’année prochaine.
VERDICT : 8/20
Steph-X
dim 11 jan 2009 13:05