Dans
l’univers cinématographique, certains films ovni sortant de
nulle part arrivent avec simplement un nom, une jaquette ou une
bande annonce à rendre totalement fou à lier bon nombres de
cinéphiles adeptes de le GEEK ATTITUDE ou qui ne jurent que par
l’envie de nouveautés et de fraicheur.
Au programme donc, 2 perles du cinéma du pays du soleil levant ;
d’abord un trip totalement destroy et ultra jouissif du nom
de THE MACHINE GIRL (regardé en vost) et enfin un ptit joyeux de la
comédie que seuls les japonais savent faire, j’ai nommé THE
CALAMARI WRESTLER (le catcheur calamar).
Bon amusement.

Le japon est un pays réputé pour ses
films de samouraï, de yakusas et de gros monstres qui détruisent
des villes entières par le simple biais de leurs corpulences. Mais
ce sont aussi des adeptes du mauvais, du volontairement trash et
sans tabou. BATTLE ROYALE, VERSUS, TETSUO, tout des noms de films
brutaux, sadiques mais au potentiel de jouissance plus que
n’importe quelle nympho de porno US.

Noboru Iguchi, jeune réalisateur et
scénariste, dont MACHINE GIRL est son premier film nous raconte
l’histoire d’une jeune fille qui va se venger
d’une bande de yakusas qui a tué sa famille et par la meme
occasion se fait couper le bras.
Elle décide donc de se faire aider par un couple aussi victime de
cette bande et se fait greffer une mitrailleuse à la place de son
bras amputé. Le carnage peut commencer.

Ce qui peut frapper aux premiers
abords dans MACHINE GIRL c’est que le réalisateur arrive avec
peu de moyens à construire une histoire certes simpliste qui
fonctionne du tonnerre et avec une totale
décontraction.

Ici on rentre dans le vive du sujet,
après une scène d’ouverture qui ne perd pas de temps, ca
blaste directement et ca montre le ton du film : gore gore gore.
Tout le long, on y montre une fille qui aimait son frère et qui
avec ses propres moyens (expéditifs donc !!!!), fout un Dawa
monumental à coup de couteaux, de shuriken et bien entendu de
sulfateuses (celle-ci qui remplace donc son bras amputé ).
Une mise en scène dynamique qui propose un style très Sentaï dans
le cadrage notamment et dans la pose des personnages (voir la méga
pose de la mort de notre trio de NINJAS ROUGE lors d’une
mémorable scène de castagne). Le tout est bien entendu parsemé de
scènes volontairement gores où des hectolitres d’hémoglobines
giclent à chaque membres arraché. C’est par moments mal foutu
(certains effets par ordinateurs sont totalement pouraves) mais ca
rattrape vite le coup par certains maquillages très
sympa.

MACHINE GIRL est un p’tit
pornawak mal foutu par moments, on sent le manque flagrant de
budget, mais le tout est rattrapé par des personnages totalement
barrés (les 2 héroïnes sont excellentes), des scènes totalement
jouissives qui riment le plus souvent avec 3 voir 4ème degré et un
gore décomplexé au possible qui vous fera mourir de
rire.

On pourrait considérer MACHINE GIRL
comme un mixte détonnant de BRAINDEAD et de VERSUS. Un réalisateur
à surveiller de prés qui rien qu’avec ce premier essai, donne
une nouvelle définition au gore jouissif.
THE CALAMARI WRESTLER.

En voila un nom tout fou pour un film
qui l’est autant.
Les films sur le catch n’étant pas légion (l’homme au
masque d’or, ready to rumble, zombie king, nacho libre ou
encore naked man), c’est avec un immense plaisir que je vais
parler de CALAMARI WRESTLER (le catcheur calamar).

Véritable dérire totalement assumé par
ses créateurs, le catcheur calamar raconte l’histoire toute
simple d’un CALAMAR qui décide de devenir champion de
PURORESU (terme pour traduire le catch au japon). Il va devoir
affronter bon nombres d’adversaires, mais pas simplement des
humains.

La première que l’on peut
remarquer dans ce film, c’est le ton volontairement kitch des
personnages. Ici point d’images de synthèses, ni
d’animatroniques mais la bonne vieille astuce de
l’homme en costume. On peut dire que certains pourront être
choqués ou mort de rire quand à la dégaine du héros (moi au
contraire j’ai trouvé cela kitch et assez bien foutu). Le
calamar possède une prestance agréable à l’œil digne
des meilleurs films de monstres japonais.
Le tout est bien entendu mis en évidence de façon gentillettes et
facilement regardable. C’est avec un plaisir de voir notre
cher calamar battre ses adversaires avec toute les possibilités qui
lui sont offertes en plus de porter toute sortes de prises que les
puristes reconnaitront sans mal. On retiendra le combat final
contre une Ecrevisse qui est un grand moment du
catch.

Mais CALAMARI WRESTLER n’est pas
qu’un film sur le catch avec des hommes en costumes qui se
foutent sur le tronche, sinon ca deviendrait vite lassant et limite
on aurait pu tomber dans un grand portnawak bourré de clichés et à
l’humour niaiseux, nan c’est avant tout une histoire
sur la notoriété accompagnée d’une gentille histoire
d’amour mais pas gnan gnan façon HUGH GRANT et JULIA
ROBERTS.

On assiste donc après une introduction
du personnage surprenante, à son ascension en tant que champion,
les médias s’en mêlent, le calamar est une star locale.
On pourrait comparer le personnage à ROCKY BALBOA tant la
construction scénaristique (à quelques passages prêt) est fidèle au
film de SLY ; beaucoup de références comme la fameuse scène de
l’entrainement, la célébrité, le combat final ou encore les
passages plus mélancoliques ; un bel hommage en somme.
Une histoire d’amour est de mise aussi mais ne vient pas
perturber le rythme du film en passage insipides, c’est du
clair net et précis.
Quelle surprise donc ce CALAMARI
WRESTLER. Loin d’être un film bas de gamme comme pourrait le
montrer la jaquette où l’histoire, c’est une excellente
comédie, plein de bons sentiments, aux gags rarement idiots.
L’histoire est classique mais très bien construite.
De plus CALAMARI WRESTLER propose une réflexion sur
l’identité de chacun qui évite de tomber dans les clichés de
propos métaphasique à la mort mois le
nœud.
Un OVNI dont on est obligé de
ressortir avec le sourire, tant ce film est rempli de bons
sentiments, et le coté kitch est un régal pour les yeux. Un film
que seuls les japonais peuvent faire.
C’est décidément un de mes coup
de cœurs tout genres confondus. Je le conseille à tout les
fans de bizarreries et ceux qui veulent se renseigner sur le catch
au japon, c’est un bon moyen de découvrir d’autant que
le dvd collector propose un doc sur le PURORESU.
Verdict : MACHINE GIRL : 15/20
CALAMARI WRSTLER :
17/20