Accueil Date de création : 05/07/08 Dernière mise à jour : 02/09/09 14:49 / 47 articles publiés
 

DEBILES PROFONDS (American Pie 6, Kill Buljo, Les 11 commandements)  posté le mercredi 10 septembre 2008 11:29

Petit hors sujet pour cette critique avec 3 comédies qui à pour but de ne pas du tout utiliser le cerveau. Le rire est donc de mise (nerveux ou pas) avec 3 comédies que j’ai regardé dernièrement : le 6ème volet de la saga des teenagers obsédés intitulé CAMPUS EN FOLIE, la parodie officielle du film de Tarantino du nom de Kill Buljo et enfin le pire pour la fin avec la tentative de faire du jackass français avec les 11 commandements. A vos mouchoirs !!!!!!!!!!!!!



AMERICAN PIE 6 : Campus en folie.

Voici une des série que j’ai honte d’aimer. Etant à la base un grand fan de fantastique, horreur et bizarreries en tout genre, j’ai par moments mes petites faiblesses. Et l’une d’elle est la régressive saga des AMERICAN PIE. Cette série connut les 3 premiers volets au cinéma et continuèrent en dvd, racontant le plus clair du temps les déboires sexuels de jeunes lycéens ou étudiants dans la plus grande humeur décomplexée et surtout la plus grande débilitée profonde. Le nom qui sévit depuis le 1er épisode et qui par ailleurs est l’attraction principale de cette saga est sans conteste STIFFLER qui à travers plusieurs membres de sa famille joue de sa notoriété pour se faire remarquer.

Comme son nom l’indique, AP 6 situe l’action………. Dans un campus !!!!

Le jeune Erik Stiffler rentre à la fac avec ses potes et se doit d’honorer le blason de sa grande famille d’obsédée éponyme. Et pour se faire ce nom, il doit participer à une cinquantaine d’épreuve pour espérer entrer dans la confrérie de son cousin ; les BETA et ainsi couvrir de honte la bande des GEEKS, une bande de bouseux richards et cul cul.

Un scénario à la con qui se être dans la continuité de la série. Donc au programme, du cul, du cul et encore du cul. Plus fourni que les autres épisodes en sexe et en bimbos siliconé et très peu vêtus, il est aussi plus fourni en débilités les bienvenus. Éjaculations toujours malvenus, sexe déjanté et souvent interrompus et beuveries provoquant des effusions de vomissements. Eh oui rien ne sauve American Pie 6 de la vulgarité omniprésente.


Mais malgré tout, Campus en folie attire la sympathie. La bonne humeur qu’il dégage ne peut laisser de marbre. On se marre comme un con devant le déluge de gags, certes très bas mais dans le ton de la série. Les personnages sont quasi tous attachants et s’amusent comme un fou à jouer les stéréotypes des campus américains, c’est-à-dire SEXE, ALCOOL et FIESTA. On y retrouve le fameux EUGENE LEVY, toujours fidèle au poste depuis le premier épisode et qui apporte une touche de sagesse, là où la jeunesse fait loi.

Je ne cache pas qu’il faut être fan de ce genre ciné, le teenage movie idiot dans toute sa splendeur. N’empêche que la sauce arrive à prendre. Ne se prenant pas du tout au sérieux et étant tout sauf intelligent, AP 6 est du pure divertissement de jeun’s boutonneux et assume totalement son coté décalé et idiot.

Un 7ème volet est en préparation pour 2009, pour ceux que ca intéresse. 




KILL BULJO.

Ca y est, on le tient notre pastiche du jouissif KILL BILL de TARANTINO. Par contre faudra pas s’attendre à voir des niaiseries façon BIG MOVIE ou SPARTATOUILLE, faut plutôt aller faire un tour dans notre cher Europe et particulièrement en Norvège.
Jompa Tormann se fait massacrer lui et sa famille pendant ses fêtes de fiançailles. En sortant du coma, il décide de se venger. Reprenant la trame du film de Tarantino, Kill Buljo continue dans un putain de freestyle comme c’est pas permis.


La première qui attire les mirettes, c’est sa bande de personnages aussi caricaturaux les uns que les autres. On y retrouve notre personnage principal aussi grand que SIM et à la dégaine de dédé au bistrot du coin en train de boire un demi. Obsédé à ses heures et ivrogne le reste du temps, il a tout de l’antihéros national, un gugusse qui se ferait fermer les portes à tout les ANPE de France. Là où on attint le pire du ridicule (mais drôle), c’est lorsqu’il porte la tenue chère à UMA THURMAN et BRUCE LEE qui ne va pas du tout comme un gant à notre Jompa. Parmi les autres personnages, on y trouve un clan bad guys tout droit sorti de ….. Rien du tout en fait !!!!!!, ils se ressemblent à rien mis à part aux p’tits lascars du coin. Le maitre d’arts martiaux chinois, qui est tout sauf un asiatique et est aussi occidental que moi.


La palme revient à la flicaille qui sévit en Norvège. La bondasse intelligente, le crétin de service qui ferait passer douffi de SCARY MOVIE pour Einstein et le meilleur pour la fin, le fameux chef de la police, ingrat, impoli, tendu comme un string et traumatisé par une expérience sexuelle douteuse.

Toute une brochette de gueules de morts pour un film qui ne fait pas dans la dentelle. Les gags ne volent pas haut et sont à la limite du vulgaire. Les jeux de mots fusent à foison, les dialogues ont été écrit pendant un coulage de bronze difficile à produire, le tout étant parsemé d’un jeu d’acteurs des plus limités à la pointe de l’amateurisme.

Mais que peut on trouver de bien dans cette parodie, c’est le coté totalement ingrat et l’overdose totale de second degré. Que peut-on dire, on se marre comme un débile devant la surenchère de crétineries. Des scènes aussi débiles et originales les unes que les autres. Faut voir notre sosie de Bruce Lee en train de pisser l’équivalent de ce que ferai un éléphant, ou bien l’entrainement fastidieux et efficace façon sensei norvégien.
Kill Buljo n’est pas avare en scène d’actions. Même si c’est filmé avec les pieds, on à droit à une sympathique course poursuite en scooter des neiges ou des combats où la giclette de sang est de mise. Des combats mous et courts mais qui apportent une touche de fun non négligeable.

On pourrait trouver tout les défauts du monde à ce KILL BULJO, niaiseux, mal filmé et puant le Z à plein nez, mais ce petit ovni provenant de Scandinavie en a surpris plus d’un. Certes vaut pas chercher bien loin question réflexion, mais sa brochette de personnages barrés et certains passages à pisser de rire, permettent à cette pastiche de bouffer haut la main la famille des ….MOVIE.

A vous de voir de quel coté vous allez être, en tout cas moi j’ai marché !!!!!


 


LES 11 COMMANDEMENTS

Comment faire du neuf avec du vieux. Vous prenez d’un coté les humains extraterrestres totalement vidés de leur cerveau en la personne des JACKASS et vous prenez de l’autre le comique le moins marrant de France (avec jamel debouze) en la personne de MICHAEL YOUN (et sa bande aussi !!!!) et vous obtenez les 11 commandements.

En ayant croisé par inadvertance leur jet de pisse ( tout le monde se marre !!!!!), notre bande de crétins finis finit par se retrouver devant le dieu de la blague (interprété par DIEUDONNE en cheveux et barbe blanche). Celui leur propose un pacte, c’est de faire rire le monde entier en interprétant les 11 commandements. En échange, ils auront tout ce qu’il désirent.

Et voila, c’est parti pour 1h30 de gamineries en tout genre. Comme je disais plus, le concept du film reprend les pitreries des JACKASS mais en beaucoup moins bien. Entendez par la, un manque totalement de subtilité et leurs actions ne sont prétexte qu’a faire mal à autrui et à se faire remarquer (quoique c’est le but !!!!!!).


Au programme, concours de la plus rapide arrestation en provoquant les forces de police avec à la clé la durée de la garde à vue et l’amende encourue ; pathétique, ensuite inondation d’une maison en vue d’en faire une piscine géante, détérioration complète d’un supermarché, prise de viagra pour se la peter sur la plage ou encore petit tour dans la centrifugeuse de la station spatiale en RUSSIE après une cuite à la vodka. Le tout est donc filmé à la manière d’un reportage en quasi directe (comme les jackass en fait)

On pourra pas dire que les auteurs se sont foulé le fion avec cette histoire prétexte à ce genre de conneries. Le plus souvent on se fait chier ou on rit nerveusement à 2, 3 gags qui heureusement sortent du lot(la chanson pour le club de foot de LYON est plutôt pas mal). Michael Youn se sert de sa notoriété pour y pondre un concept de pseudo TV réalité qui n’arrive pas à dépasser le 1 en terme de QI. Idem pour ses acolytes qui servent limite de faire valoir et ne valent pas plus que la star du film.

Finalement à qui et pour quelle raison le film à fonctionné. Regarder tout les djeuns qui ne jurent que par le morning live, pété en 4 de rire par des débilités rarement au dessus de la ceinture et parce que Youn adore se foutre à poil en public. On a quand vu mieux en matière de provocateurs.
Le cinéma Français est en chute libre les amis. A cause de ce genre de navets, nous nous ridiculisons par ce genre d’inepties tout juste bâclés et pondu pour le pognon et promouvoir le titre «comme des connards » de Michael Youn (car oui le film à cartonné, ca m’étonne pas, 3 millions d’entrées).

Je vais en finir la dessus, les 11 commandements est l’antéchrist du cinéma Français, voir cinéma tout court, qui tente de pomper sans réussite un série à succès toute aussi débile mais plus amusante à regarder (JACKASS RULZZZZZZ !!!!!!!!!!!). Il peut rejoindre donc la BEUZE ou IZNOGOOD comme un film de stars, qui va de toute façon cartonner  malgré la multitude de défauts.

Mais où va-t-on, mais ou va-t-on ???????


Verdict : AMERICAN PIE 6 : 14/20
    KILL BULJO : 14/20
    LES 11 COMMANDEMENTS : 3/20

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Jeunes : victimes du mal (Wilderness, Ginger Snaps et Stay Alive)  posté le jeudi 04 septembre 2008 14:51

Les jeunes de maintenant, ca défie les autorités, ca fume à 10 ans, ca néglige les parents (vive les stéréotypes lol), je rigole, nan le cinéma en particulier d’horreur et de fantastique à une volonté immense et un plaisir sadique à vouloir trucider au maximum des jeunes boutonneux (la période slasher en est le parfait exemple), mais sont aussi victimes de certains malheurs. Voyons voir ce que je propose dans cette critique : un survival de grande qualité, un film de loup garou qui se détache du lot et enfin un jeu vidéo qui foutrait la chiasse au meilleur des hardcore gamers. Les points communs dans tout cela : des jeunes qui n’ont rien demandé au peuple.




Le cinéma british a une nouvelle fois le vent en poupe. Shaun of the dead, 28 jours plus tard, Severance ou encore The Descent font tous partie de cette vague de films d’horreur anglais qui surprennent par leurs inventivité ou leurs façons de relancer un genre. Le petit nouveau et non le moindre se nomme WILDERNESS et pourra se faire une place parmi les siens.

Car oui, le film de Michael Bassett est un bon de « fucking » survival à l’ancienne. Après avoir poussé un camarade au suicide, une bande de délinquants ont comme punition, un stage de survie sur une île deserte pour leur remettre les idées en place. Cependant (car il faut bien s’amuser), une meute de chiens voraces menées par un psychopathe va leur donner du fil à retordre.

Reprenant une trame classique du survival avec tout ce que ca implique comme référence : des personnages différents les uns des autres, un unique décor qui va servir d’abattoir et une brochette d’ennemis très redoutables, WILDERNESS ne se contente de suivre une histoire banale de chasseurs et de chassés. Car si les « futures » victimes doivent craindre les prédateurs, ils doivent se craindre aussi. Des personnages au style particulier, dont le réalisateur s’amuse à brouiller certaines pistes sur leur caractère : qui faire confiance alors ???? Loin d’être un simple film d’horreur certes bourrin et cru, il n’en reste pas moins intelligent et recherché et plein de bonnes idées.

Ce qui frappe en priorité, c’est le suspense intense que dégage le film. Cette chasse grandeur nature est mise en avant par une meute de chiens hyper hargneux. Grand bravo aux dresseurs qui permet à nos compagnons d’être crédibles dans toutes les scènes (poursuites et attaques) et de foutre une pression constante à chaque attaque. La mise en scène dynamique et le plus souvent en un plan séquence rajoute de la crédibilité dans une atmosphère alors pénible et suante.
Michael Basset n’oublie pas d’y incorporer une bonne dose de gore bienvenue. Les clébards ont la dalle et ils le montrent bien (voir une scène de repas digne des meilleurs gores italiens façon Lucio Fulci) et des affrontements inter délinquants qui se terminent le plus souvent dans un bain de sang des plus généreux.

Le cinéma anglais à encore frappé fort. Wilderness ne possède pas de réels défauts. C’est du bon survival de 1er choix qui respecte les codes du genre. Sans vraiment innover en matière de scénario, il innove plutôt dans la manière de traiter ses personnages. De plus un soin est apporté à la réalisation globale qui mise avant tout sur l’ambiance glauque et utilisant l’imposant décor comme personnage à part entière à la manière de McT pour son Predator.

Wilderness est du bon film d’horreur sans prétention aucune, qui n’a qu’un seul but, c’est de divertir provoquant un minimum de pression et reste tout sauf idiot. Du bon B à l’anglaise.

Verdict : 16/20



On ne peut pas dire que les films parlant de nos amis les lycanthropes soient légion. Contrairement à la race vampirique qui squatte les cinés et les dvd avec plus de rigueur, les loups garous, bestiole redoutable mais traitée de façon moins archaïque que son homologue suceur de sang à du mal à se faire une place malgré un certain succès. Et c’est tant mieux car le thème de la bête à poil ne sera présenté d’un regard totalement inédit avec cette petite perle qu’est Ginger Snaps.

Un petit tour sur qui est cette Ginger. Tout simplement une jeune adolescente renfermée dans sa coquille, adepte du sombre, des folies gothiques que seul sa sœur cadette peut comprendre, le reste nan. Sa vie va être chamboulée quand un soir, elle va se faire violemment agresser par un loup garou. Un changement radical va se produire chez cette adolescente qui va devoir se faire à l’idée de cette métamorphose.


Chose qui frappe à coup sur, c’est le traitement du mythe du loup garou. Pas de transformations façon HAMMER avec des poils partout et une volonté de tout bouffer pour faire de ses victimes ses paires. Ici le traitement est plus psychologique et associé en quelque sorte à la puberté dont est « victime » Ginger, brillamment interprétée par Katharine Isabelle. Sensible et ne connaissant quasiment rien à la vie, elle va par l’intermédiaire de sa métamorphose, découvrir de nouveaux penchants qui va changer sa vie, en particulier son envie de chair fraiche ; chose qui va inquiéter sa jeune sœur (Emily Perkins), plus posée et réfléchie, l’obligeant à trouver un remède à la malédiction de sa sœur.

Ginger Snaps impose un regard ténébreux et brutal sur la façon de voir un loup garou. Tout est minutieusement filmé, les scènes d’horreur font froid dans le dos et évite tout cliché sans tomber dans le gore inutile. Ginger Snaps l’est pourtant, mais ca reste un gore propre, utilisé au bon moment à chaque fois. Des scènes à l’esthétisme glacial et perturbant qui donnent une atmosphère particulière au métrage entier.

GINGER SNAPS est donc loin d’être un teenage movie sans saveur qui reprennent un thème d’horreur et l’accommodant à leurs sauce. Le parfait exemple est le pitoyable CURSED de Wes Craven (un autre film de loups garous). Ginger Snaps est un film injustement oublié, alors qu’il possède + de qualité que n’importe quel film de lycanthropes. Les jeunes actrices sont les parfaits exemples de justesse et de sensualité.
Sombre, gothique, et traitant de sujets variés sur la jeunesse américaine (puberté, sexualité et recherche d’identité), Ginger Snaps est le parfait exemple du film d’horreur intelligent qui touche mentalement par ses nombreux aspects. Son esthétisme particulier en fait une œuvre unique et au dessus de la production lycanthropique actuelle.

Un film à découvrir d’urgence, d’autant que le 2 et 3 sont aussi de la partie. Verdict des 2 séquelles bientôt.

Verdict : 17/20





Qui veut se faire une petite partie d’un jeu inconnu au bataillon et qui va vous mettre 6 pieds sous terre. Personne ????, d’accord, en tout cas, c’est ce qui va arriver des jeunes hardcore gamers qui vont tester un jeu vidéo étrange. Le malheur va leur tomber sur le coin de la gueule quand ils vont devenir la proie de ce jeu vidéo mortel.

Surfant sur la vague des jeux vidéos next gen, STAY ALIVE est film d’horreur classique dérivé vers le cyber punk et la geek mania. Pas réellement de tueurs en série mais une version pixélisée d’un boss du jeu vidéo en guise de croquemitaine. L’originalité n’est donc pas de mise mais on sent une réelle motivation de la part du réalisateur William Brent Bell qui impose son style à travers une trame scénaristique sans chichi et qui ne part pas dans des délires pro gamers. La tension est palpable du début à la fin et privilégie la terreur au grandguignolesque. Car de la peur, il y’en a !!!!, les meurtres sont souvent mis en scène avec beaucoup d’ingéniosité même si on est loin d’un HOSTEL par exemple. Les références étant nombreuses, on peut retrouver certains aspect de la trilogie Destination finale, Ring ou encore Brainscan (pas le meilleur exemple malheureusement).

Stay alive à tout du divertissement sympatoche, qui ne paie pas de mine si on ne s’en tient pas à son histoire relativement simple et peu recherchée. Malgré tout, le film est défoulant, sans temps morts et propose quelques scènes très réussis Un film d’ambiance proche de la culture Geek sans trop de surprises mais de bonne qualité.

A vos manettes !!!!!!.

Verdict : 15/20.

 

 

 

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DOOMSDAY  posté le mercredi 27 août 2008 19:07

Une saleté de virus à décimé la majorité de la population en Ecosse qui est désormais mis en zone de quarantaine infranchissable. 30 ans plus tard, ce même virus s’attaque désormais à la ville de Londres. Pour empêcher cette menace, un commando doit infiltrer une Ecosse totalement détruite et ouverte à toute hostilité, à la recherche d’un antidote.

Après les excellents DOG SOLDIERS et surtout THE DESCENT qui redonna ses lettres de noblesse au mot Survival, le talentueux réalisateur anglais NEIL Marshall s’attaque cette fois au film d’action anticipation sous fond de paysages apocalypses avec Doomsday.

A la lecture du synopsis, on ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec le chef d’œuvre de George Miller : MAD MAX 2 tant les points communs sont visibles : décors de fin du monde, retour à l’âge primitif, violence urbaine et gratuite. Une référence que conçoit parfaitement Neil Marshall dans sa démarche.
Au programme donc, un Western Moderne post apocalyptique dans la pure tradition des B italiens des années 70, 80 façon 2020 Texas Gladiator et plus connu Ken le Survivant avec des décors qui passent du high tech au désastre total d’un pays touché par le virus et ses conséquences sur les aspects sociaux et démographiques. Les survivants sont livrés à eux même et contre leurs grés utilisent tous les moyens nécessaires pour survivre.


Le traitement des personnages est ici une nouvelle fois mis en avant par le réalisateur. Les personnages principaux ont tous une place importante dans l’histoire et ne servent pas de faire valoir aux autres. RHONA MITRA qui joue le personnage principal subit un traitement de faveur, comme l’avait fait déjà Marshall sur son glacial THE DESCENT, c'est-à-dire un rôle non pas de potiche, mais d’être humain qui va se découvrir une invulnérabilité mentale qui lui sera de grande aide dans sa tache. Un personnage qui va comme un gant à cette jeune actrice qui n’hésite pas à cogner là ou il faut ou utiliser la manière plus forte et directe dans le cas d’un massacre plus coloré. On notera aussi l’importance du rôle qu’interprète Bob Hoskins (Danny the dog), qui loin d’être un simple mentor de l’actrice principal, aura une tâche indispensable dans l’histoire. Le reste du casting fait dans le simple mais efficace, un commando très Alien le retour dans le genre et un gouvernement autoritaire.

Un commando à la recherche d’un antidote dans un monde qu’ils vont découvrir et subir à leurs dépens. Ici les choses peuvent commencer et le réalisateur de Dog Soldiers n’y va pas de main morte. Une violence caractérisée par les décors et l’ambiance froide et sombre est bien entendu accentuée par la rudesse et le sadisme des combats. Les affrontements avec les zonards punks et le peuple moyenâgeux fait parti de ces combats les jouissifs faisant très péplum dans certains aspects (les combats notamment atypique et dont le coté barbare est renforcée par des ennemis insensible à toute forme de sentiments), Neil Marshall n’hésitant pas à donner dans le gore le plus crade et sanguinolent qu’il soit pour donner une image de « chacun pour soi ».


Cette violence ira jusqu’au bout du métrage dans un final digne du final de Mad Max 2, une course poursuite rapide et jouissive, tartinée de cascades et filmée à un rythme démentiel. Une course poursuite qui hélas ne tombe guère dans l’originalité, se contentant de pomper sans vergogne celle du film de George Miller.
Neil Marshall réussit pleinement son contrat de grosse série B, ultra violente, qui résume assez bien l’esprit post apocalyptique et inhumain de DOOMSDAY. Je reprocherai par contre un manque de profondeur global du scénario qui se contente de reprendre dans le meilleur (comme du pire) du B, sans réelle innovation. On aurait aimé plus d’inventivité de la part de celui qui a redéfini le mot Survival avec THE DESCENT. Donc plus classique dans l’intrigue et dans les scènes d’actions, mais quelles SCENES D’ACTION !!!!!!!!!!, réalisées sans temps morts et avec une hargne de pitbull, Doomsday sait y faire quand il faut donner de l’adrénaline au spectateur. De plus Rhona Mitra est exellente et fait penser sans égaler à Linda Hamilton dans T2. Un gage de respect donc.

Certes moins personnel que THE DESCENT, DOOMSDAY reste néanmoins un spectacle agréable et plus simple d’accés. Un bon B MOVIE à l’ancienne comme je les aime.


Verdict : 16/20



 

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30 jours de Nuit  posté le dimanche 24 août 2008 11:35

David Slave fait parti de cette nouvelle vague de cinéastes en herbe qui sévit dans le paysage cinématographique fantastique au même titre que les EDGAR WRIGHT, ELI ROTH, ROB ZOMBIE ou encore NEIL JORDAN. Tous des amoureux du genre qui mettent leurs tripes et leurs savoir dans des films certes peu connus mais au potentiel d’attention énorme. David Slade avait déjà surprit plus d’un monde avec son HARD CANDY et le voila aux commandes de son nouveau long-métrage 30 Jours de Nuit, tiré du comics-book éponyme.

Encore une histoire de vampires me direz vous, en effet c’est avec nos suceurs de sang préférés que nous auront à faire. Une petite bourgade d’Alaska qui tous les ans se doivent de vivre dans l’obscurité pendant 30 jours. 30 jours pendant laquelle une brochette de vampires voraces va y faire leur shopping.

Comment donc réaliser un film de vampires original alors que ce mythe pollue avec plus ou moins de succès et à toute les sauces nos salles de ciné et nos DVD. David Slade va exploiter le concept jusqu’au bout en y apportant sa touche. Des vampires qui profitent de ces 30 jours d’obscurité pour chasser les pauvres survivants sont filmés de façon à ce que nos chers suceurs de sang soient les vrais héros de l’histoire. Et on peut dire qu’ils ont de la gueule, plus proche des vampires de CARPENTER que de BLADE. Un look limite vieillot et ajouté à cela un visage haineux, froid et les yeux rempli de rancœurs. Des vampires qui font froid dans dos et dont leurs attaques sont tout simplement hallucinantes. Tout seul ou en groupes, ils massacrent la population méthodiquement à la manière d’un guépard et après c’est le massacre le plus sauvage. Une mise en scène ultra dynamique qui fait penser aux attaques des « contaminés » du film 28j plus tard mixés à une photographie pale et mélancolique.

David Slade à le sens du spectacle et ceux à travers les nombreuses de massacres. Il n’hésite pas à sombrer le film dans le gore quand il faut mais sans excès. Le rythme des séquences s’enchainent sans plonger le spectateur dans l’ennui et dans le dégout.

Le metteur en scène de Hard Candy sait mettre en scène, ca on le sait, mais sait il utiliser son scénario à bon escient ? 30 Jours de nuit  est doté d’une bonne histoire qui aurait pu gagner en intensité et en logique si il s’avait bien l’exploiter.

A force de vouloir bien faire, l’histoire finit par partir en sucette et déboule dans un manque total de crédibilité qui nuit au bon déroulement du film. 30 jours, faut savoir les remplir, mais on a l’impression que ca n’atteint pas les personnages qui manquent totalement d’âmes et de personnalités. Les protagonistes et en particulier JOSH HARTNETT qui tient le rôle principal jouent sans exprimer la moindre émotion (qui ici est sensé être la peur et la volonté de survivre) et se contentent de tomber dans les clichés simples du survival traditionnel. Un coté survival qui peine à se produire ; les situations entre les survivants sont d’un classicisme sans précédent et ne provoquent aucun sentiment de peur, un comble pour un film qui joue principalement sur l’ambiance.

30 Jours de nuit devient donc et malgré les qualités présentes (certaines scènes spectaculaire, et vampires qui ont des gueules vraiment terrifiantes), qu’un énième film de vampires sous fond de survival, mixte de THE THING et VAMPIRES (tout 2 de Carpenter), qui n’exploite pas les ficelles d’un scénario pourtant accrocheur et qui tente en vain de provoquer la peur sans succés.

Sympa sans plus mais dispensable. En espérant que David Slade rattrapera l’erreur de 30 jours de nuit avec ses prochains métrages. Un petit incident de parcours qui heureusement ne tâche sa filmographie future.

Verdict : 11/20

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2001 MANIACS  posté le jeudi 21 août 2008 20:43

Encore un remake un !!!!!!, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de 2000 MANIACS d’HERSHELL GORDON LEWIS (le papa du gore), grand nanar mal foutu en son temps de 1964 où une bande de touristes s’arrêtent dans un bled paumé,  où vivent une bande de Redneks ayant un gout prononcé pour la barbaque humaine.

Ce remake est plutôt donc une suite remake à proprement parlé. L’histoire suit la même trace mais chronologiquement c’est dans le présent que ca se situe. Donc fini les couples coincés et la population tout droit sorti d’un mauvais épisode de la ptite maison dans la prairie, place ici aux bimbos ultra siliconés et ultra nymphomanes digne des meilleurs pornos soft US, aux Teenagers surexcité loin devant les boutonneux d’American Pie et à toute une bande de tarés mené de main maitre par FREDDY KRUEGER en personne, le grand Robert Englund (magistral dans son rôle) qui tient ici le rôle de maitre au bucher et accessoirement maire.

Des jeunes profitent de Springbreak (période de vacances pour les étudiants US qui rime souvent avec sexe, fiesta et alcool) pour se taper une virée et vont s’arrêter dans un bled du nom de Pleasant Valley où ils vont pouvoir s’adonner aux plaisirs de la chaire et à la bonne ambiance que dégage les habitants. Mais le plaisir sera de courte durée quand ils vont découvrir qu’ils vont servir de festin à une population pas si sympathique que cela.

2001 Maniacs se démarque déjà de son homologue de 64 par son histoire. Là où le film d’Hershell Gordon Lewis perdait son temps en description inutile et plante les scènes gores au ptit bonheur la chance, le film de TIM SULLIVAN va dans le vive du sujet ; 15 min pour planter le décor et les personnages et ensuite c’est la java. On pourra dire que l’élève à réussit là où le maitre s’est royalement planté c'est-à-dire au niveau l’ambiance et du rythme. Tout s’enchaine simplement, les mises à mort se font souvent rapidement et avec un style crade et sadique,  et les situations baignent dans une ambiance morbide et délicieusement gore.


Tim Sullivan ne s’en cache pas et s’amuse à décimer tout le petit monde avec beaucoup d’enthousiasme et de sadisme ; au programme amputation des bras et des jambes d’une coquine (qui fait référence au film d’origine), enfournage d’un pic façon méchoui, décapitation et autre jouissance qui tiennent plus de la rigolade que du dégout même si certaines scènes sont tournées avec beaucoup de sérieux. Du gore qui tache et qui est renforcé par la tribu de Red Neck au grand complet qui provoque toute les émotions en 1 seul film ; le rire, la tension, la peur mais pas l’émotion (dans ce genre de films, on s’en fout un peu en même temps), une bande de détraqués tous aussi barrés et d’une rudesse à toute épreuve, hélas tout le contraire des victimes qui font dans le classicisme le plus total, et baignant dans les pires stéréotypes du teenage movie de bas étage. Un point négatif qui ne tache heureusement pas trop le coté barré du film.

2001 Maniacs est donc largement supérieur à 2000 Maniacs qui est sincèrement une grosse merde sans intérêt et tourné avec les pieds. Ce cru 2005 est la pièce type du film gore décomplexé, aux personnages décalés (surtout ROBERT ENGLUND) et au spitch des plus jouissifs.
Un remake qui ne paie pas de mine mais qui a le mérite de ne pas dénaturer le produite d’origine, même de l’améliorer en tout point. 


Un remake plaisant qui ne laisse pas le temps de respirer.


WELCOME TO PLEASANT VALLEY !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

VERDICT : 15/20

 

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