
Oubliez tout ce que vous avez pu voir dans le cinéma
japonais et chinois (nan nan !!!!!!!!, je plaisante, cela reste
malgré tout le meilleur du cinéma tout pays confondus
), c’est du coté de la Thaïlande qu’il faut
se pencher. Après le branlant mais jouissif ONG BAK et
L’HONNEUR DU DRAGON, la nouvelle prod’ made in Thailand
refait surface avec un nouveau foutoir rempli de combat et vide de
scénario. Mais rentrons en détail dans ce
qu’est BORN TO FIGHT.
Situons le contexte ; les trafiques
de drogues se font monnaie courante dans le pays et des
restrictions plus sévères sont mises en œuvre
avec la plus grande détermination. Après une
arrestation qui à mal tourné, une jeune recrue aux
méthodes musclés quitte la police pour se concentrer
sur une œuvre humanitaire dans un village, dirigée
notamment par une équipe de sportifs et par sa sœur.
Mais le voyage va tourner au drame lorsque des mercenaires vont
mettre le village à feu et à
sang.
Les thaïlandais sont des
cinglés et des inconscients : chez eux, les câblages
et les effets spéciaux n’existent pas. On fait
à la bonne franquette et ca se sent dans les scènes.
Des cascades totalement hallucinantes et ultra réalistes
sans le moindre trucage (à coté JACKIE CHAN passe
pour STEVEN SEAGAL) et des scènes de combats magistralement
chorégraphiés.
D’ailleurs l’action est
le noyau du métrage tant le scénario est le cadet des
soucis de Panna Rittikrai, déjà cascadeur sur ONG BAK
et prochainement ONG BAK 2. On prend du JOHN RAMBO pour le village
massacré, les meilleurs Jet Li et Jackie Chan pour les
combats speed et les bonnes séries B US des années 80
façon le CONTRAT ou COBRA pour l’esthétisme de
la première partie (sans coté thaïlandais) et on
obtient une histoire ultra simpliste prétexte à des
scènes d’une sauvagerie sans précédent
et à la qualité visuelle hors
paire.
C’est clair, après une
intro qui lance le ton (fusillades en tout genre et combats sur un
camion qui n’est pas sans rappeler la scène de MATRIX
RELOADED) et une scène d’exposition qui se veut
rapide, les 3 derniers quarts d’heures sont des festivals de
prouesses athlétiques qui dépassent tout ce
qu’on peut dans le cinéma asiatique. Les acteurs (on
dira plutôt cascadeurs tant leurs jeux sont de piètres
qualité, du moins pour la majorité) sont passé
par la case extasie et nous servent sur un plateau d’argent
le meilleur de ce qu’ils savent faire ; chaque sportif met sa
spécialité en valeur (football, rugby, taekwondo ou
encore gym) pour se débarrasser de l’ennemi, le tout
dans une mise en scène ultra nerveuse et qui laisse
très peu de place au repos. Ca s’enchaine à un
rythme infernal entre caméra rapide (qui souligne les
impacts violents des coups ; extraordinaire !!!!) et lente (pour
bien montrer que ce sont les acteurs qui font leurs
cascades). On retiendra sur ces combats, la
dextérité et les aptitudes physiques de tout les
protagonistes qui n’ont pas peur de mourir lol tant les
cascades sont dangereuses et en particulier une fillette adepte des
arts martiaux qui fera passer un méchant savon à un
soldat trop sûr de lui et un unijambiste plus habile
qu’un homme normal et un final explosif mais trop
prévisible.

En clair, on est bien en face
d’un film foutrement jouissif à la mise en
scène qui met en valeur les prouesses physiques d’une
bande de chevronnés qui se sont fait refusé toute les
compagnies d’assurance du monde tant cela sent la
volonté de fermer le clapé de ceux qui ne jurent que
par les doublures et les effets spéciaux. C’est
très peu scénarisé et ca manque
d’idées mais l’essentiel est ; de l’action
de l’action et encore de l’action.

Surveillez bien la THAILANDE ; le
renouveau du cinéma est parmi nous maintenant et BORN TO
FIGHT est l’un des plus brillants
investigateurs.

Verdict : 16/20