Accueil Date de création : 05/07/08 Dernière mise à jour : 02/09/09 14:49 / 47 articles publiés

DEATH RACE 2000 père et fils  posté le dimanche 14 décembre 2008 20:32

Bizarrement à croire qu’à chaque nouveau film de PAUL WS ANDERSON, c’est la consternation auprès des cinéphiles. En effet, le réalisateur anglais subit le syndrome BRETT RATNER, c’est-à-dire un bon p’tit film en guise de d’arrivée (le sympathiquement jouissif MORTAL KOMBAT, premier succès commercial) pour ensuite tomber se contenter du strict minimum niveau scénaristique (c’est le dire de beaucoup pseudo pro du cinéma de genre qui se la pette). Cependant que force est de constater que ANDERSON en a sous la caboche et qu’à chaque film on est par moment déçu mais le plus souvent souriant ( à part pour ALIEN VS PREDATOR) : MORTAL KOMBAT, adaptation réussi et défoulant du jeu vidéo qui plante avec facilité le pitoyable STREET FIGTHER sorti à la même époque ;   SOLDIER, actionner bourrin et macho avec un KURT RUSSEL pas très bavard mais charismatique ; EVENT HORIZON, space opéra qui lorgne du 8 clos horrifique avec beaucoup d’imagination et de moments de terreur ; RESIDENT EVIL qui si c’est royalement planté en terme d’adaptation, se rattrape par quelques passages joyeusement sympathique et par de l’action non stop. Seul ombre du tableau, le cross over foiré des 2 icones du cinéma fantastique ALIEN VS PREDATOR.
Donc voyez vous des ratages successifs, nan !!!! A priori !!!!

L’annonce du nouvel Anderson se fit attendre et la surprise est de taille : pas d’adaptation de jeux vidéos (par contre il sera prochainement aux commandes du 4ème RESIDENT EVIL et de SPY HUNTER, jadis annoncé pour JOHN WOO), mais d’un remake et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du film de PAUL BARTEL(Cannonball) et produit par ROGER CORMAN qu’on ne présente plus tant le B n’a plus de secret pour lui, je parle de la COURSE A LA MORT DE L’AN 2000 (death race 2000) avec DAVID CARRADINE et SYLVESTER STALLONE dans un de ses premiers rôles au cinéma. Le principe était simple mais pourtant aux petits oignons : une course est organisé à travers tout les ETATS UNIS et le but est bien entendu d’arriver premier mais surtout de marquer un maximum de points en écrasant la population qui  n’est pas du gout de tout le monde et de nombreux rebelles se défendent pour écourter la course avant qu’elle ne fasse de nombreux ravages. Partant d’un pitch totalement barré, DEATH RACE 2000 se positionne dans le même registre que le ROLLERBALL de NORMAN JEWISSON sorti aussi en 75 qui tape dans la violence (la plus souvent gratuite) mais qui se paie le luxe d’instaurer une satire sociale et une provocation digne des meilleurs VERHOEVEN. Cependant le film de BARTEL reste plus fun et regardable au point de vue scénaristique en proposant un humour (noir !!!) omniprésent loin devant le sérieux du film de JEWISSON.


DEATH RACE 2000 est plaisant et un must du B movies des seventies aussi en partie grâce aux 2 stars que sont David Carradine, parfait dans le rôle du personnage de FRANKEINSTEIN, pilote adulé et énigmatique qui soulève les foules du monde entier rien qu’avec son nom et SYLVESTER STALLONE, brillant en Machine-Gun Joe Viterbo, pilote prétentieux, macho et grande gueule.

DEATH RACE 2000 attint vite le statut de film culte même si de nombreuses critiques iront le lincher sans mettre de gants.

 


Il faudra attendre plus de 30 ans pour voir débarquer le remake officiel. Comme je disais plus haut, c’est le réalisateur britannique PAUL WS ANDERSON (à ne pas confondre avec PAUL THOMAS ANDERSON auteur de BOOGIE NIGHT et au taquet pour la réalisation du film METAL GEAR SOLID) qui se charge de ce remake, pas si remake que cela finalement même si on y retrouvera certains points communs tout au long du film. Seulement certains, car en dépit de l’idée principale (des courses de voitures où tout les coups sont permis) qui est plus ou moins respectée, le réalisateur de RESIDENT EVIL se démarque de son homologue des seventies pour proposant un spectacle moins satirique et provoquant, qui mise avant tout sur le grand spectacle, ce qu’ANDERSON réussit parfaitement.

Pour situer le contexte, Jensen Ames est un ouvrier qui va avoir sa vie basculer quand il va être accusé à tord du meurtre de sa femme et va devoir purger une peine de prison qui va le mener à participer à des courses de voitures dangereuses ou il y’aura un seul vainqueur. Le survivant sera relâché et retrouvera la liberté. Bien sur tout cela sous l’œil des caméras et d’une organisatrice prête à tout de la course dantesque.

Pari audacieux et attendu au tournant par les fans du film de BARTEL, DEATH RACE 2000 se veut une relecture totalement décomplexé et exit de toute critique qui faisait la force de la version 75.  On se rapproche plus finalement du ROLLERBALL de MCT ou bien d’un de mes coups de cœur bourrin de ces derniers mois en la personne de THE CONDEMNED tant le coté violent et spectaculaire à une place importante et indispensable.


Car oui Anderson est un bourrin et ca se voit (pas dans RESIDENT EVIL en tout cas lol) et surtout sais mettre en scène des courses. Ces dernières extrêmement spectaculaires avec une caméra sans cesse en mouvement et plongeant littéralement le spectateur dans une surenchère de taule froissée et de goupilles. Des courses qui sont le cœur de l’aventure et qui se veulent de bien meilleur qualité et sacrément plus jouissives que le film de BARTEL.

Totalement différent de son modèle, cette cuvée 2008 respecte cependant quelques aspects qui feront plaisir aux fans de la 1ère heure. A commencer par le personnage de FRANKEINSTEIN qu’avait immortalisé DAVID « Kung Fu » CARRADINE et qui joué de fort belle façon (enfin il remplace sous le masque le personnage de Frankenstein) par un JASON STATHAM qui se veut être la nouvelle star du cinéma d’action. Imposant, casse cou, bête de rage et humain, le héros de HYPER TENSION donne une image convaincante à ce personnage emblématique de DEATH RACE.


La suite ce sont des engins de guerre tout droit sortis de TWISTED METAL avec tout ce que cela implique comme artillerie lourde. D’ailleurs ANDERSON n’est pas un gamer pour rien puisqu’il n’hésite pas pour mon grand bonheur à y introduire des références vidé ludiques comme la présentation des différents participants ou bien encore pendant les courses quand les véhicules doivent passer sur des bonus pour enclencher leurs attaques ou défenses. Tout est mise en œuvre pour respecter le cahier des charges d’un film qui se veut un produit pour ados.
En dehors des courses, il y’a un bien un semblant de scénario pour faire tenir la route. Pas de course transcontinental à travers tout le pays mais un Actionner new âge sous fond d’univers carcéral. Pas de grande originalité pour ANDERSON qui livre dans le strict minimum sans forcer la barre.


Les personnages secondaires ont tous des gueules bien antipathiques et respectent le coté stéréotype du gros bras macho et idiot. On peut reconnaitre entre autre ROBIN SHOU qui connait bien le réalisateur anglais puisqu’il était au générique de MORTAL KOMBAT dans le rôle de LIU KANG ou bien encore TYRESE GIBSON chanteur de Rap, vu notamment dans TRANSFORMERS ou LE VOL DU PHOENIX qui se paie le luxe d’interpréter le personnage tenu jadis par STALLONE, le charismatique MACHINE GUN JOE. Néanmoins la déception est immense concernant le personnage qui est loin d’égaler celui que jouait RAMBO. Pas un souffle d’humour ravageur et surtout pas la fameuse dégaine que STALLONE dégageait. De ce personnage, on ne retiendra que le nom et encore.

Le réalisateur de MORTAL KOMBAT peut dormir tranquille avec son rejeton. Si ce remake peut paraitre un peu simpliste aux abords, limite idiot qui se contente de proposer un spectacle spectaculaire sous fond de critique des médias et de l’économie américaine, il reste néanmoins extrêmement bien réalisé et qui donne au spectateur son quota d’adrénaline.
C’est du divertissement de première qualité. Très peu de temps morts et des effets de style qui font vite références aux meilleurs passages de MAD MAX (même si il est impossible de rivaliser avec les 2 premiers épisodes de GEORGE MILLER) avec entre autre une scène ultra jouissive avec un camion armé jusqu’aux dents (je vous laisse la surprise) et au meilleur des films de caisse des années 70.

Pas un simple remake, mais une relecture soigné et rempli de bonnes idées, ce DEATH RACE 2008 est sauvagement furieux et un bonheur pour les yeux.

Que le show commence !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Verdict : original / 17/20

remake / 16/20

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ZAP MOVIES : anaconda 2 et anaconda 3  posté le mardi 02 décembre 2008 18:48

ZAP MOVIES : ANACONDA 2 et ANACONDA 3

 

Allez !!!, je suis un fou, 2 films d’un coup dans ZAP MOVIES et pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit des 2 séquelles directes mais différentes de la sympathique série B de Luis Llosa (l’Expert, Sniper), simplement nommée ANACONDA le prédateur. Avec un casting des plus réjouissants (Jennifer Lopez, Ice Cube, Erik Stoltz, Jon Voight ou encore Owen Wilson) et des effets spéciaux impressionnants (le serpent fait froid dans le dos), Anaconda avait tout du divertissement pas prise de tête et certaines attaques méritaient le respect.

 

Il faudra quand même attendre prés de 8 ans pour voir débouler une séquelle. Suite qui va cependant être amputée d’une sortie cinéma pour débarquer finalement dans les bacs à DVD. Dans un sens tant mieux on dira. C’est le vieux briscard DWIGHT L LITTLE, qui ne fait plus rien de bon depuis le début des années 90 avec RAPID FIRE et DESIGNE POUR MOURIR ; 2 gros actionner ultra bourrin qui mettent en scène BRANDON LEE et STEVEN SEAGAL (période taille mannequin), qui est aux commandes de ce 2ème opus.

Surnommé Anacondas, à la poursuite de l’orchidée de sang, il met en scène une équipe de scientifiques (comme d’hab dans ce genre de film) en expédition en pleine jungle de Bornéo à la recherche d’une plante miraculeuse qui pourrait conserver notre jeunesse (rêve de beaucoup de monde !!!!). Mais de gros serpents voraces veillent et ne tardent pas partir à la chasse.

Le 1er Anaconda ne faisait pas très fort en matière de scénario, le 2ème c’est pareil, une histoire qui se contente du strict minimum et sans aucune once de surprise, le tout étant très prévisible. Ca commence comme un banal film d’aventure (d’ailleurs un peu trop long à mon gout), pour finir avec une dernière demi-heure qui laisse place à une attaque finale (plutôt bien fichue d’ailleurs). En parlant d’attaque de serpent, y’a légèrement arnaque sur la marchandise ; à peine 20 min où l’on voit le reptile géant c’est pas cher payé pour un film de monstre, qui plus est, est assez moche (DTV oblige) et mal mis en image. Le plus souvent des attaques se font sans recours aux images numériques ou animatroniques, ce qui laisse un gout amer dans la bouche. Ceux qui voulaient du serpent à gogo terrifiant et imposant peuvent aller se coucher.

De plus on remarquera le jeu des acteurs jouant a l’extrêmes dans des rôles tous aussi stéréotypés les uns que les autres (le costaud sauveur, le scientifique avare de réussite, le black de service adepte des vannes foireuses j’en passe…).

Anacondas 2, ne fait pas dans le luxe c’est certain, scénar au ras des pâquerettes et manquant totalement d’ambition, il reste néanmoins regardable comme un film du samedi après-midi. Pas franchement chiant, on arrive par moments à décrocher un regard positif (merci le singe, grande star du film !!!!!), de ce fait le temps passe plus vite.

Pas indispensable mais qui mérite d’être regardé juste un fois…..pour ensuite être oublié.

 

 

Jamais 2 sans 3, voila que notre vilain serpent géant se tape une 3ème aventure en direct to dvd. Si le 2ème lorgnait du coté du 1er Anaconda, c'est-à-dire de l’aventure teintée d’horreur, là c’est franchement le contraire. Avec cet épisode nommée Anaconda 3 l’héritier, c’est le plus le CARNOSAUR façon serpent vous voyez le genre. Car oui, y’a de la tripaille et du sang dans ANACONDA 3, tout ce qui faisait défaut aux 2 autres. Du gore au service d’une histoire authentiquement nanardesque.

Un groupe de mercenaires partis à la recherche du serpent géant (qui a par la même occasion subit une mutation) pour en faire une passoire ce qui n’est pas du gout du reptile, qui lui à la dalle. Mené de main maitre par David Hasselhoff himself (qui depuis ses escapades sur la plage de MALIBU a prit un sacré paquet de bide, se voyant lorsqu’il court !!!!), ANACONDA 3 sent bon le nanar de luxe. Tout y est pour provoquer le sourire du début à la fin tant le film est mal foutu. Commençons par les effets spéciaux qui ont 15 ans de retard en particulier la vedette écailleuse mal incrusté aux décors et d’une banalité sans nom. Les effets gores subissent le même traitement, on vous épargnera des détails. C’est moche, c’est fait au lance pierre et ca se sent. Le jeu des acteurs est à mourir de rire ; entre répliques post macho et vannes foireuses hélas pas drôles, ANACONDA 3 creuse plus bas que terre dans l’idiotie, et c’est pas MITCH BUCHANAN qui dira le contraire.

 

Anaconda 3 est pondu à la va vite et avec un budget des plus dérisoires. Mal réalisé du début à la fin, il est malgré tout plus fun à regarder que son ainé pour peu que l’on aime le 10ème degré. Les acteurs sont tous mauvais et l’histoire conne, mais le tout reste dans un ton kitch et bourrin.

 

Soit on regarde d’un œil amusé, soit d’un œil consterné. Pour ma part, j’étais pris entre les 2. Du Z comme naze mais aussi comme zinzin.

 

 

Verdict : ANACONDA 2 : 9/20

                ANACONDA 3 : 8/20

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SOLITAIRE (ROGUE)  posté le dimanche 23 novembre 2008 11:38

Dans la grande végétation australienne, une équipe de touristes partent pour une petite visite dans les eaux dangereuses à la découverte de méchants crocodiles bouffeurs d’étrangers venus se taper l’incruste. Mais un incident survient sur le bateau les obligeant à se réfugier sur un ilot qui ne vas pas tarder à prendre l’eau. Les survivants vont devoir faire face à la menace aux dents longues qui à décidément la dalle.

De l’horreur au pays des kangourous et des koalas, terreur en vogue ces derniers temps avec notamment le sympathiquement gore UNDEAD ou encore le traumatisant WOLF CREEK qui s’avère être le BB du réalisateur de ce SOLITAIRE c’est-à-dire le très doué GREG MCLEAN. Changement donc de registre pour le metteur en scène Australien qui laisse le BOOGEYMAN de coté au profit d’un énorme crocodile vorace pas très sociable même si on remarquera par la suite la marque du survival qui lie les 2 films.

Loin d’être un banal film d’animaux dont on nous sert depuis quelques années et le plus souvent à la même sauce (animaux mutants ou invasion à grande échelle), SOLITAIRE à tout du survival à l’ancienne avec un seul et unique but, c’est de foutre une pression de dieu. Ayant déjà servit la soupe sur WOLF CREEK, MCLEAN remet une couche mais sous un autre angle. Si dans le 1er film, il joue en prioritairement avec le décor (désertique et hostile), ici c’est le méchant reptile qui se tape tout le boulot mais avec subtilité et méthode ce qui le différencie des autres productions du genre.  Notre carnivore ne se contente pas de bouffer tout le monde (ce qui aurait rendu le film banal), mais possède un sens de l’observation et de la chasse qui sera décrite pendant les 2 tiers du métrage. Cette heure sera l’une des plus oppressante et maitrisé de main maitre par le réalisateur qui saura effacer les erreurs de sa précédente œuvre (description longuette qui faisait défaut à WOLF CREEK), en tirant parti de la bestiole aquatique incroyablement réaliste et fourbe. Grande star du film, elle plombe sans conteste le jeu pourtant soigné de RADHA MITCHELL ( PITCH BLACK, SILENT HILL) et du ptit frenchi MICHAEL VARTAN qui inaugure sur 1er grand rôle au cinéma. Le reste du casting ne fait heureusement pas tâche et sont loin des stéréotypes traditionnel que l’on peut trouver dans les autres productions du genre.

SOLITAIRE est donc un des meilleurs films de prédateurs de cette décennie. Tout est réuni pour provoquer l’angoisse sans effusion d’effets maintes fois vu. C’est du simple et efficace. On retiendra le jeu des acteurs qui n’est pas désagréable et un suspense contant pendant une bonne majorité du film. Certains passages sont des pures moments de bonheur (la scène de la traversée de la rivière est originale).

Le film a aussi le mérite de ne pas être volontairement gore pour laisser place à un suspense chronique sans pour autant faire oublier que l’on est dans un film d’horreur avec un croco vorace. On a droit à des scènes d’attaques très bien réalisés et surtout pas moments inattendus.

Solitaire est donc un essai réussi quasi complet pour le réalisateur de WOLF CREEK qui arrive sans problème à instaurer un climat de peur sur des victimes en proie à une bestiole plus intelligente que gourmande. La seule chose que je reprocherai est le dernier tiers qui se détache de l’ambiance oppressante pour nous plonger dans un combat entre l’homme et la bête de manière moins couillu.
Mais ce n’est qu’un détail comparé aux multiples qualité de cette exellente série B.

Jamais 2 sans 3 GREG !!!!!!!!!

Verdict : 17/20

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SAW 5  posté le jeudi 13 novembre 2008 10:44

C’est reparti pour un tour et ceux depuis 4 ans. Pour chaque fête d’halloween (du moins aux STATES !!!!), la soupe pièges mortels est servi pour le meilleur et pour le pire. Mais avant d’analyser cet opus, revenons sur cette saga horrifique qui aura fait beaucoup d’adepte et d’opposants, mais surtout un max de pognons pour LIONS GATE, le studio qui est devenu depuis peu le maitre des productions d’horreurs ( HOSTEL, DEVIL REJECTS, SEE NO EVIL, la saga SAW, HOUSE OF 1000 CORPSES, j’en passe et des meilleurs).


2005, un jeunot malaisien du nom de JAMES WAN, se lance dans une première réalisation dont le thème est un psychopathe qui enferme ses victimes dans des pièges sadiques et tortueux. Directement le succès est immédiat autant critique que commercial (+ de 55 millions de dollars de recettes pour une mise de 1.2 millions, plutôt pas mal !!!). Merci qui : un scénario ultra riche et proposant son lot de surprises, un suspense omniprésent, certaines scènes à la limite du supportable (dans le bon sens du terme) et une brochettes d‘acteurs qui en imposent (Danny Glover, Cary Elwes, Monica Potter). Le statut de film culte n’a pas été attendu et reste dans le cœur des fans comme le meilleur épisode de la série, ni plus ni moins.

 

Fort du succès de SAW, LIONS GATE n’a pas beaucoup attendu avant de pondre un 2ème opus, soit même pas 1 an avant le bébé de JAMES WAN. Cependant le réalisateur malaisien laisse sa place à un nouveau venu en la personne de DARREN LYNN BOUSMAN dont c’est sa première mise en scène.


Au tableau, plus de pièges, plus de meurtres bien crades (les bouchés double sont mise pour le bonheur des fans), et moins d’innovations. Forcément, les productions ne vont pas se fouler le fion. De la, on à droit à une successions de pièges sous forme de TV réalité (plusieurs personnes enfermés dans une baraque abandonnée sous les yeux des caméras), bon je fais une approche assez simpliste mais à peu de choses prés ca y ressemble.

Forcément l’originalité n’est pas de mise dans ce 2ème opus, mais la sauce prend quand même ; déjà succès commercial au rendez vous. De plus si on retire le jeu minable des acteurs (digne d’un sitcom AB excepté le trio principal : DYNA MEYERS (STARSHIP TROOPERS), DONNIE WAHLBERG (DEAD SILENCE) et TOBIN BELL qui reprend le rôle du tueur au puzzle) et sa facilité à prendre le spectateur pour un con, SAW 2 est riche en pièges bien saignants et ne possède quasiment pas de temps morts. De plus son final est suffisamment accrocheur pour qu’on reste jusqu’au bout du film.

Loin d’être une suite inutile, BOUSMAN s’en sort assez bien (quoique un peu trop facilement) pour qu’un inévitable 3ème opus pointe le bout de son nez.

 


1 an plus tard et prévu pour une sortie aux alentours d’HALLOWEEN (date qui suivra les opus suivants), SAW 3 débarque sous la houlette une nouvelle fois de BOUSMAN qui va pousser le bouchon plus loin dans les effets gores et les pièges, ce qui l’amener à subir les foudres du CSA et notamment en France où ce 3ème épisode sera tout simplement interdit aux moins de 18 ans. On n’avait pas vu ce genre de décision depuis 2000 pour le film BAISE MOI. Une initiative un peu sur estimé quand à ce que vaut le film en lui-même, qui malgré ses passages gore à souhait ne doit pas te taper une interdiction de la sorte (des films comme HOSTEL, ou encore SAW 2 qui n’épargnent personne en hémoglobine et boucherie n’ont droit qu’à une interdiction aux moins de 16 ans).


En dehors de cet aspect, ce 3ème volet va plus loin dans un scénario toujours aussi abracadabrant et se paie même le luxe de proposer une sous intrigue totalement ratée et inutile. Le final, comme dans tout les épisodes a été une nouvelle fois pondu après une partie de snifette carabinée.
Le succès est une nouvelle fois au rendez pour ce SAW qui se veut un peu plus réussi que son ainé : forcément c’est gore, c’est réalisé façon clip (grrr !!!!, ces effets cuts à la con que je ne peux pas blairer et qui ne sert à rien) en vue de toucher un publique d’ados qui de toute façon iront voir le film (même en passant à travers les filets de cette abusive interdiction aux mineurs).

 

2007 déboule un 4ème opus on ne peut plus prévisible. Je ne vais pas faire un résumé de SAW 4 étant donné que j’en ait fait une critique au début de mon blog (que vous pouvez voir si vous le souhaitez). Juste pour dire que les scénaristes étaient à court d’idée et nous ont torché un banal film d’horreur qui se contente de lâcher le max de scènes sanglantes au profit d’une histoire des plus minables et sans le moindre soupçon d’originalité. Bref le pire épisode de la série. Mais qu’en est il de ce 5ème …..

 


Sorti le 5 novembre dans notre belle France, c’est le 5ème épisode de la franchise qui déboule sous nos écrans. Exit DARREN BOUSMAN (qui serait le réalisateur nommé à la mise en scène du remake de SCANNER de CRONENBERG), place à un jeunot déjà présent sur SAW 2 et ses suites en tant que Chef décorateur du nom de DAVID HACKT.
SAW 5 reprend donc là ou le 4ème s’arrêta, le JIGSAW est décédé est a laissé sa place à une nouvelle recrue pour continuer la relève. Mais lorsque le tout va être découvert, ce dernier va tout faire pour ne laisser aucune trace.
On prend les mêmes et on recommence, un opening en force avec surenchères de tripaille, un casting inconnu au bataillon, la sale face de JOHN KRAMMER (campé par l’inénarrable TOBIN BELL ; moins en forme que jamais !!!!) et un scénario qui accumule les clichés du détective en quête de psycho killer le tout mélangé à des pièges toujours aussi mortels.


En parlant de cette partie, si on l’on peut une nouvelle fois saluer l’ingéniosité de certaines d’entre elles (notamment la dernière !!!), on pourra crier au scandale quand à la qualité au travail des futures victimes : à coté de la plaque et dépourvu de tout sentiment. Il va de même de l’ensemble du film en général. Si il parait moins crétin que le 4ème SAW notamment avec une partie qui lorgne du coté de polar (bas de gamme !!), il est aussi plus léger en scène de tortures pourtant marque de fabrique de la saga. Peu de barbakes à se mettre sous la dent, le tout étant trop soft pour prétendre à un SAW de bonne cuvée. Cela reste malgré tout moins tiré par les cheveux même si le tout manque de piment.

Qui dit SAW 5, dit forcément JIG SAW. Tobin Bell fidèle au poste dans un rôle semblable au volet précédent, c’est-à-dire une nouvelle fois en Flash Back. Ne savant pas comment faire revenir ce nouvel icône du cinéma d’horreur, les scénaristes ne se sont pas trop foulé le fion, revenant sans cesse dans les opus inférieurs jusqu’au numéro 1 (SAW est l’une des rares séries où l’on revient tout le temps dans les épisodes anciens malgré les nombreuses suites : si le cœur vous en dit, zieutez toute la série d’un coup !!!!!) pour imposer un semblant d’originalité et de complexité dans l’intrigue.

Plus la série se poursuit, plus ca régresse. La série peine à s’améliorer et subit la rage des producteurs qui n’y voient que les bénéfices. On est loin du 1er épisode. Ce 5ème volet ne vole pas haut, autant dans l’histoire (une nouvelle fois baclée), les effets gores (relâchement total ) et le manque d’ambition (une nouvelle suite pour rapporter de l’argent).
C’est meilleur que SAW 4, mais cela ne suffit pas à relancer la franchise.

Malheureusement le jeu n’est pas prêt de se terminer, un 6ème SAW est prévu pour l’année prochaine.


VERDICT : 8/20

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SF comme SCIENCE FRANCAISE (CHRYSALIS, EDEN LOG et DANTE 01)  posté le dimanche 09 novembre 2008 11:50

Bonjour à tous, amateur de cinéma de genre. Au programme, de la science fiction bien de chez nous qui va tenter de rivaliser avec la production actuelle internationale (US et ASIATIQUE en particulier). Un thriller de SF, un huit clos ainsi qu’une nouvelle forme de survival, tels sont les thèmes de chaque métrage qui vont promettre des surprises : positives et négatives.


CHRYSALIS

Autre chtimi à faire son incursion dans le cinéma à l’instar de XAVIER GENS (réalisateur de HITMAN et FRONTIERES), JULIEN LECLERC se lance à son tour dans l’aventure film de genre en lançant son CHRYSALIS, projet ambitieux au budget de 8,7 millions d’euros. Somme plutôt minime pour un film que l’on espère réussi.


Mélangeant tout les genres : SF, drame psychologique et THRILLER, le film de LECLERC met en scène un flic de la police européenne (L’excellent ALBERT DUPONTEL) traquant sans relâche un dangereux assassin dans une capitale française futuriste. Cependant une clinique secrète utilise à mauvais escients la mémoire de certains patients.

La première vision du film m’a fait un effet ; une comparaison quasi rapide avec le jeu vidéo NOMAD SOUL sorti au début 2000 sur PC et DREAMCAST tant la construction est semblable. The Nomad Soul proposait des phases de game-play variées qui rendaient la progression non linéaire : exploration, tir et baston ; Chrisalys me fait penser un peu à cela. En variant les genres, J.Leclerc propose un pot pourri des genres les plus en vogue actuellement : arts martiaux, thriller psychologique post paranoïaque et anticipation, le tout dans une ambiance lorgnant du coté de TOTAL RECALL de Verhoeven et d’une ambiance style BLADE RUNNER mais en moins cradingue.

En faisant ce mélange, le metteur en scène tente tant bien que mal à scotcher le spectateur dans une surenchère d’évènements improbables et typique au thriller. Résultat qui ne laisse pas forcément un gout sucré et délicat dans la bouche en dépit de certaines qualités. Esthétisme soigné d’un Paris moins crade que maintenant, certains passages trippants et distribution plaisante (  le duo       GUILLARD/DUPONTEL fonctionne parfaitement), en dépit d’un scénario qui ne tient pas toujours la route, faute d’une volonté évidente de tout montrer sans jamais aller au bout de ce qu’il voulait prouver.


Le principal défaut est le manque d’ambition dans les évènements et certains passages creux de non sens. Les combats restent lourdingues et trop peu crédible surtout pour Albert Dupontel qui malgré tout les efforts n’arrive pas à donner de l’impact visuel (son seul défaut dans le film). On regrettera aussi que le scénario ne se contente du strict minimum et reste très prévisible notamment sur la fin.

CHRISALYS est un mixte intéressant des meilleurs néo thrillers futuristes (TOTAL RECALL, MINORITY REPORT) avec tout ce que ca apporte au genre ; esthétisme moderne et froid et personnages complexe (Dupontel « décidément !!!! » est égal à lui-même c’est-à-dire unique) mais faiblit sur le long terme à cause de scénario peu recherché et de ces combats qui n’ont rien à faire là. Un 1er essaie mi figue mi raisin mais qui laisse présager le meilleur pour la suite.


 


EDEN LOG

Autre essaie dans le domaine de SF française en la personne du tortueux film de FRANK VIESTEL (assistant réal sur DANTE 01), EDEN LOG. Un homme se retrouve sans le savoir dans une grotte à coté d’un cadavre. Sa volonté sera de trouver un moyen de trouver la sortie tout en évitant la masse de créatures qui sévit dans les parages. Sa recherche va le mener à une organisation secrète du nom de EDEN LOG.


Projet ultra perplexe que ce EDEN LOG. A la fois survival new age et conte glauque à l’esthétisme poétique mais noire à la fois, le film de VIESTEL nous invite dans un monde tabou que le personnage principal à du mal à comprendre. Pour se faire le polyvalent CLOVIS CORNILLAC arbore à la fois un antihéros touchant et repoussant, qui va vivre sa survie avec tout les périls que cela implique et par la suite va découvrir un univers complexe qu’il n’y parait.


EDEN LOG est visuellement d’une grande beauté, d’une noirceur qui fait froid dans le dos et d’une ambiance de claustrophobe des plus tendus, mais subit un peu l’effet SILENT HILL, c’est-à-dire intéressant sur la forme et dénué d’intérêt sur le fond. Car oui, EDEN LOG est d’un ennui mortel. Si le tout début laisse présager le meilleur, ce n’est que poudre aux yeux à ce qui nous attend par la suite. En plus d’être complètement à coté de la plaque niveau scénaristique, il se permet de ne proposer aucun retournement de situation, aucune scène de mutants crédibles (les créatures font pitié) et un final abracadabrant et incompréhensible. En gros j’ai rien pigé à la morale (si y’en a une !!!!) du film. Ce n’est pas la performance sans âme de Cornillac et du reste du casting qui va changer la donne. On attend une seule chose, c’est que le film se termine. Malheureusement on ne peut pas couper en plein, d’espoir qu’il s’y passe quelque chose par la suite, mais nan, rien n’y fait, EDEN LOG se plante totalement.

EDEN LOG proposait une bonne idée de départ, desservit par un néant humain qui se contente d’aligner les plans dans des décors certes recherchés mais sans se fouler à provoquer la moindre tension à un publique déjà en train de roupiller. Essaie donc au bilan négatif pour une grande partie du film qui n’arrive pas à scotcher le spectateur endurci.

T’inquiète Viestel, le prochain c’est le Bon !!!!!!

 

DANTE 01

Marc Caro, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est le collaborateur de Jean Pierre Jeunet sur 2 de ces films : DELICATESSEN et LA CITE DES ENFANTS PERDUS. Pour son dernier film, MARC CARO vise le 8 clos de science fiction qui fait directement référence aux films carcéraux de type FORTRESS ou plus précisément ALIEN 3 tant les similitudes sont évidentes (dans l’ambiance et non pas le scénar).


Ici pas question de créatures féroces et baveuses mais d’une bande de psychopathes enfermée dans une prison ultra fortifié du nom de DANTE. Ces détenus subissent des expériences ultra secrètes par une bande de scientifiques pas si pacifistes qu’ils n’y paraissent. Cependant un personnage inquiétant et mystérieux du nom de ST GEORGES (campé par LAMBERT WILSON) va semer le trouble et va s’avérer être une forme de messie qui va préoccuper toute la prison.

Loin d’être un simple film de science fiction sur fond d’horreur, le film de MARC CARO vise plus haut dans le traitement du scénario. Composé de personnages à la limite du caricatural et aux tronches de détraqués (on retiendra la belle performance de DOMINIQUE PINON, fidèle acteur de CARO et JEUNET, ou encore François Levantal  en psychopathe antipathique ) et aux décors froids (la aussi on reconnait les couleurs ternes de la CITE DES ENFANTS PERDUS de Jeunet et Caro), DANTE 01 apporte une touche de surréalisme sous fond de religion ; en effet LAMBERT WILSON (qui a prit gout à la science fiction depuis MATRIX RELOADED avec entre autre CATWOMAN ou BABYLON AD) incarne un prisonnier inconnu qui a des pouvoirs miraculeux, ce qui fait peur ces camarades de cellule.
Le reste fait dans le classique sans chercher réelle innovation, on a droit aux fameux stéréotypes de l’univers carcéral mais à la sauce futuriste qui peut plaire ou faire fuir. Moi je n’accroche pas cependant.

N’étant pas fan à la base du travail de CARO ou JEUNET (a part le 4ème volet de ALIEN), j’ai eu du mal à accrocher à cette histoire pas piqué des vers de prisonniers victimes de scientifiques vaseux. Wilson chope ici son rôle le moins recherché et se contente d’exprimer des émotions qui hélas n’atteint personne. De plus malgré un éclairage subtil et imposant un climat d’angoisse,  DANTE 01 se contente d’imposer un semblant d’histoire terrifiante où des prisonniers se foutent sur la gueule pour savoir qui est le plus fort.

Pas inintéressant sur le plan de la mise en scène mais pénible sur le plan scénaristique, le film de MARC CARO déçoit autant qu’il peut surprendre / Univers carcéral bien rendu, il est néanmoins handicapé par un manque global de charisme et de suspense dans l’intrigue qui se contente de donner le minimum syndical.
Sans plus je dirai, mais bon c’est moins chiant que EDEN LOG.



Bilan donc sur ces 3 films de SF made in France. Ce n’est pas fort exceptionnel. Difficile pour notre chère et belle patrie de tester un genre dont-ils ne sont pas habitués. De bonnes idées certes, mais la mise en image n’assure pas. Est-ce que la France est condamnée à faire des films dramatiques ou des comédies (rien qu’à voir le box office des films français en France pour s’en rendre compte), nan la nouvelle génération s’attaque au cinéma de genre avec beaucoup de volonté (les films d’horreur Français actuels font souvent parler d’eux) et peut être qu’un jour nous battrons enfin le reste du monde !!!!.

VERDICT : CHRYSALIS : 13/20

EDEN LOG : 5/20

DANTE 01 : 09/20

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