
Bonjour
à tous bande de blogueurs. J’ai taxé à mon bof le coffret
ultime d’une grande saga horrfique. Celle de Vendredi 13. Qui
ne connait pas le célèbre tueur au masque de hockey, le tueur de
CRYSTAL LAKE, le célèbre Jason Vorhees. Depuis 1980, la saga
inaugurait par SEAN S CUNNINGHAM fit grand bruit auprès des amateur
d’horreur pour ses séquelles à rallonge (SAW est en train de
suivre la même voie à compter de 1 opus par an) et son nombre total
de victime sur toute la série. Forcément notre icône du cinéma de
genre n’a pas chômé et en a fait baver à bon nombre de
teenagers toujours là au mauvais endroit au mauvais
moment.

Après 10 nerveux épisodes et un cross-over avec son pote Freddy
Krueger, voila que notre Jason préféré se retape une suite remake
sous la direction de Marcus « Massacre à la
tronçonneuse » NIESPEL. J’en reparlerai à la fin de ce
dossier, mais en attendant, ponctuées d’images « pas
très subtiles », voici un l’intégral de FRIDAY
13TH.

VENDREDI
13
Passage éclair pour ce premier épisode qui va inaugurer en fanfare
une longue série de films d’horreur censé concurrencer une
autre saga horrifique en la personne HALLOWEEN de John Carpenter. 2
icones du charcutage mais aux styles totalement
différents.

Nous sommes en 1957, le jeune Jason Voorhees meurt noyé dans le lac
Crystal à cause d’une erreur d’inattention de la part
des moniteurs de camp de vacances (c’est cela oui !!!!,
disons plutôt que l’un d’eux avait les valseuses un peu
pleine). Un an plus tard, on les retrouve tout 2 massacrés. Et
c’est parti pour un massacre ininterrompu de la part
d’une mère aimant par-dessus tout, son petit garçon. Tout
ceux qui avaient le malheur de croiser Mme Voorhees dans ce camp
passaient forcément de vie à trépas.

Avec un pitch aussi savoureux, pas étonnant que ce 1er épisode soit
le meilleur épisode de la série et le concurrent direct de la NUIT
DES MASQUES sorti 2 ans auparavant. Nouvelle étape dans le slasher
qui sera accentué dés le 2ème épisode, vendredi 13 ne manque pas
d’atouts. Si il parait moins flippant que le film de
Carpenter, il se rattrape bien lors de quelques passages savoureux
et joyeusement sanglants : décapitation, hache dans
l’œil ou encore égorgement que seul le maquilleur TOM
SAVINI sait faire. Des scènes de meurtres qui seront la marque de
fabrique de la série. Sean Cunnigham n’hésite pas à proposer
des cadrages propres et souvent intimidants dans le but
d’instaurer une nouvelle forme de peur.
Vendredi 13 est un slasher aux petits oignons, propre et fait avec
peu de moyens. Juste assez pour intéresser les aficionados
d’horreur qui trouveront ici un produit certes classique aux
premiers abords mais intéressants sur de nombreux points. A noter
l’apparition de KEVIN BACON dans un de ces premiers rôles au
cinéma. Celui-ci survivra à ce massacre avec sa carrière intimiste
et aux rôles les plus judicieux.

VENDREDI 13 part 2, le tueur du vendredi.
Y’aura pas fallu attendre longtemps avant qu’un 2ème
épisode pointe le bout de son nez. 1981, vendredi 13 part 2 est
donc la suite directe du 1er (un petit résumé du 1er épisode est
présenté en début de film). La greluche a donc perdu la tête, la
survivante se remet de ses émotions jusqu’à ce qu’on
lui grève volontiers un tournevis dans la tête, courtoisie
d’un rejeton que l’on croyait mort. Malgré tout ce qui
a été dit sur CRYSTAL LAKE, une colonie de vacances décide de se
poser sur ce lieu étrange. Mais une ombre veille doucement sur ces
étrangers jusqu’au coup final.

C’est reparti pour un tour, exit la vieille peau, place au
vrai héro (ou anti-héro) de l’histoire, le seul et
l’unique Jason Voohrees. Exit aussi SEAN CUNNINGHAM, place à
un petit nouveau (qui ne sera plus nouveau) du nom de STEVE MINER
(LAKE PLACID, HALLOWEEN H20, HOUSE) à la réalisation.
Je disais donc, Jason à la haine, sa maternelle s’est fait
zigouiller et il n’a qu’une envie, c’est se faire
du campeur. Armé d’une machette et sapé comme un clodo (faut
voir la dégaine de notre boucher avec son sac sur la tête,
c’est du grand n’importe quoi), Jason parcourt the
Crystal Lake à la recherche de victimes à ajouter à son tableau de
chasse. Et on peut dire qu’il à autant le coup de poignée que
sa défunte mère, plus même : machette en pleine tronche, plantage
de pic dans un couple en train de forniquer ou encore un bon
tournevis dans la tempe, Jason sait trouver les mots juste pour
faire taire.

Cette suite annonce la couleur et est aussi réussi que le 1er opus.
Steve Miner maitrise la caméra comme personne notamment dans les
cadrages du tueur. Il n’hésite pas à placer la caméra en
sorte qu’on ne voit son visage qu’au dernier moment,
laissant juste sa barbake immense avancer méthodiquement vers ses
futures victimes. Le reste c’est du simple et efficace ; + de
victimes et des mises à mort toujours aussi jouissives. Je ne cache
pas que le film à assez mal vieilli et qu’il ne faut pas
faire attention aux effets spéciaux cheap. Mais bon on va pas
bouder notre plaisir, ca reste du vendredi 13 de bonne cuvée.

VENDREDI 13 part 3, meurtres en 3 dimensions.
Comme son nom l’indique, c’est en 3D que le film a été
tourné à l’époque. Profitant du succès de ce format à
l’époque, les producteurs se sont empressés de donner au
spectateur une nouvelle forme d’horreur. Heureusement pour
nous, on se tapera une bonne vieille version au format
traditionnel, limite on s’en fout que c’est 3 D, tant
que ca saigne.

Steve Miner toujours à la barre. Coté scénario ca ne vole pas plus
haut qu’une poule voulant faire son baptême de l’air.
Une bande de potes partent faire la teuf à Crystal Lake (comme par
hasard !!!) et une nouvelle fois vont être la victime de notre bon
tueur Jason qui n’est pas rassasié. Point important quand
même, l’une des filles du groupe était témoin dans le passé
du tueur de Crystal Lake et n’a rien trouvé de mieux que de
revenir sur ces lieux (la conne, elle sait pas ce qui lui
attend).
On prend les même et on recommence, plus de moniteurs de camps de
vacances, mais les fameux teenagers boutonneux adepte du chichon et
de la baisouille, si chères aux slashers. Notre Jason, de son coté
à faire une cure de relookage car c’est dans cet épisode
qu’il dégotera son très célèbre masque de hockey qu’il
ne quittera plus d’ailleurs lors des épisodes
suivants.

Plus d’effets de surprise dans ce 3ème, on laisse place à une
surenchère de meurtres. Plus on avance dans le temps et plus on
remarquera que Jason à de la suite dans les idées, utilisant tout
ce lui passe sous la main. On est gâté pardi !!!!! ; une greluche
en bigoudi transpercé par une aiguille à tricoter (un grand moment
de convivialité lol), coup de harpon droit dans l’œil,
utilisation des fameuses haches et machettes pour la légende, mais
aussi un bon coup de tisonnier et une fourche dans le bide. Le must
(pour moi !!!) étant le gars se faisant couper en 2 alors
qu’il faisait le poirier (Jason devait être jaloux de ne pas
être aussi souple).

La recette n’a pas changé et sera comme ça jusqu’au
8ème épisode inclus. C’est sanglant, c’est très con et
conventionnel mais le principal est la, le tueur de Chystal Lake
est plus en forme que jamais. On lui demande juste de dézinguer des
djeunes fumeurs de pétard (et autres aussi tant qu’a
faire).
Jason à donc sa place dans la famille des croquemitaines les plus
imposants du cinéma d’horreur.

VENDREDI 13 part 4, CHAPITRE FINAL
1984, après un 3ème épisode sympatoche et généreux en massacre,
voici de façon prévisible un 4ème opus suit de façon logique le
principe des 3 autres volets. Malgré un méchant coup dans la
tronche à la fin de MEURTRE EN 3D, voici que notre bon copain Jason
se fait la malle dans la morgue où il squattait ces derniers temps
pour aller une nouvelle fois zigouiller du djeunes. Et ça sera
chose faite puisque une nouvelle fois une bande de jeunes (pas très
catholiques en tout cas) décident de passer du bon temps au lac
Crystal (et c’est le cas de le dire !!!!). Ils feront la
rencontre d’une famille composé d’une mère et ses 2
enfants vivant dans une baraque au fin fond de Crystal Lake. Comme
par hasard, Jason à les glandes et une nouvelle fois va utiliser
tout ce qui lui tombe sur la main pour commettre les pires des
massacres. De la scie pour trancher une gorge en passant par le
fameux coup de hache. Le meilleur étant les grosses paluches de
notre tueur. Celui-ci étant très doué dans le moulage de tête à 360
degrés et dans le pressage de cervelle.

Un épisode certes moins riche en gore que Meurtre en 3D mais qui à
le mérite de proposer un semblant de scénario plus étoffé ainsi que
certains personnages moins nunuche qu’a l’accoutume. La
palme revenant au jeune Corey Feldman (LES GOONIES) interprétant un
jeune garçon féru de masques d’horreur qu’il
confectionne lui-même. Il sera un atout important lors de la scène
finale contre JASON.

La mise en scène de Joseph ZITO fait dans le classicisme et se
contente de reprendre ce qui à déjà été fait (tant que ca rapporte
du pognon, Paramount ne vas pas se plaindre). Pour ceux qui ne
connaissent pas ZITO, c’est un réal de série B qui a
notamment collaboré avec CHUCK NORRIS sur Portés Disparus et
INVASION USA ; que du lourd en tout cas !!!!

Moins trippant que ses prédécesseurs, il reste néanmoins jouissifs
sur certains points. Pas d’effets de surprise mais un JASON
qui a de la gueule et rayon boucherie on est servie. Pas le
meilleur de la série mais un divertissement correct.
A noter la présence au générique de CRISPIN GLOVER, acteur célèbre
surtout dans la trilogie RETOUR VERS LE FUTUR dans le rôle de
GEORGE MCFLY et dont son meilleur rôle actuellement est dans le
génialissime WILLARD.

VENDREDI 13 part 5, une nouvelle terreur.
Suite directe du film de ZITO, l’histoire prend place après
la « victoire » du jeune Tommy sur le tueur de Chrystal
Lake. Quelques années plus tard, le revoici hanté par le visage de
Jason Voohrees, le poussant ainsi à inclure un foyer pour jeunes
perturbés. Mais ce centre va être l’affaire d’un
massacre, courtoisie du célèbre tueur, du moins c’est-ce que
l’on va croire.

Episode à part de la saga horrifique, cette nouvelle terreur porte
effectivement bien son nom puisque (JE VAIS SPOILER UN PEU LA FIN
DESOLE) ce n’est pas notre bon JASON la star du film mais un
simple usurpateur au même gabarit et portant le même masque de
hockey. Un pseudo Jason dont l’on va découvrir la véritable
identité sans forcément le vouloir. Un « fake » qui
n’a pas la prestance de l’original ni le fameux coup de
machette. En effet les scènes de meurtre du film n’ont rien
d’original et finissent même rendre le tout lassant. La plus
part des victimes sont zigouillées hors cadre pour notre plus grand
désespoir ce qui est un comble dans un vendredi 13.

Le scénario tente une nouvelle approche, celle des troubles mentaux
que subit Tommy, mais qui hélas tombent dans un schéma pathétique
et lourd.
Ce 5ème opus, différent soit il ne parvient pas à s’aligner
aux épisodes précédents, faute à une démarche narrative
complètement à l’ouest et un remplaçant de Jason qui ne vaut
pas tripette.
Reste quand même certains passages assez bien foutus (la scène où
un cinglé se venge sur un ptit gras du bide avec une hache,
croustillant !!!!) et quelques personnages pathétiques mais
sympathiques (la famille de bouseux notamment), sinon ca reste dans
le passable et donc le dispensable.
Une erreur pardonnable en espérant un 6ème épisode qui
reviendra sur les terres du vrai tueur au masque de hockey (moi je
parie que oui !!!!).

VENDREDI 13 part 6, Jason le mort-vivant.
Ce nouveau volet fait une nouvelle fois référence à TOMMY, rescapé
des 2 précédents épisodes, qui cette veut se débarrasser
définitivement du tueur de Chrystal Lake. Pour cela il se rend sur
la tombe du tueur et bruler sa carcasse pourrie. Mais son plan va
se retourner contre lui quand un éclair va frapper la tombe de
JASON et le ramener à la vie (d’où le titre Jason Le mort
vivant ). Le carnage va pouvoir continuer. Jason aura en tête de
trucider Tommy et bien entendu du djeun’s qui cette fois sera
une colonie de vacances qui va en faire les frais (pour pas
changer).

Retour aux sources pour notre bon JASON après un décevant et
différent 5ème épisode. Le tueur de Crystal Lake est désormais
ressuscité et donc quasi invincible, ce qui le rends encore plus
dangereux. Moins accès terreur pure, il est avantagé par une bonne
dose d’humour macabre bienvenu. Certains meurtres sont plutôt
bien foutus et assez marrant (voir les 4 loosers faisant une partie
de paint-ball et stoppé net par un Jason voulant participer à sa
façon ou encore la bimbo se faisant détrousser dans le chiotte du
camping car).
Un épisode plus agréable à regarder en raison de son ton
décontracté mais n’oublie pas cependant d’être un film
d’horreur avec tout ce que cela implique. Un scénario banal
qui se contente de mettre en valeur MR Voohrees (Heureusement
d’ailleurs !!!!) et surtout les meurtres certes plus soft
qu’a l’accoutume mais dans le ton de la
série.

La fin fait aussi dans le classique mais vaut son pesant de
cacahuètes. On retrouve au casting Jennifer Cooke (les fans de la
série V la reconnaitront sans problème) et aussi Thom Matthews déjà
aperçu dans quelques autres productions horrifiques tels que le
retours des morts vivants 1 et 2, qui tient ici le rôle de
Tommy.

Réalisation basique mais jouissif et décomplexé, Jason le Mort
vivant est un opus correct et généreux. Pour un réalisateur qui
n’a quasiment rien prouvé d’intéressant ( TOM
MCLOUGHLIN, seul l’adaptation de la nouvelle de KING,
Vengeance Diabolique avec Tim Matheson mérite le coup
d’œil), il se rattrape aisément dans ce 6ème volet tout
ce qu’il y’a de plus croustillant.

VENDREDI 13 part 7, un nouveau défi.
Jason Voohrees à la flotte, c’est comme cela que commence
cette énième suite de la saga. Jason finit au fond du lac Crystal
courtoisie de Tommy, rescapé de l’épisode précédent. Mais
comme le mal ne meurt jamais (l’une des règles principales du
film d’horreur), notre bon Jason va sortir de sa prison
aquatique et se farcir la population qui sévit une nouvelle fois au
camp de CRYSTAL LAKE. Cette fois, il va faire face à une jeune
femme ayant des pouvoirs de télékinésie, celle-ci les ayant utilisé
sur son père contre son gré lorsqu’elle était
jeune.

Loin derrière les vendredi 13 destinés uniquement au Slasher, cet
épisode se permet un petit écart de conduite en y incorporant une
dose de surréalisme avec un personnage principal ayant des pouvoirs
psychiques à l’instar de JEAN GREY dans XMEN ou en restant
dans l’horreur avec la trilogie SCANNERS initié par
CRONENBERG en 1981. Mais John Carl Buechler n’est pas
Cronenberg. Loin d’être un mauvais réalisateur (il est
l’auteur du sympathiquement con GOULIES 3 ou encore le petit
TROLL en 1986) et maquilleur d’effets spéciaux ( il a bossé
sur grand nombres de métrages de genre ces 30 dernières années : au
hasard, Freddy 4, Halloween 4, Carnosaur, Prison etc…), il
n’a pas la prestance de ce grand réalisateur canadien.
Cependant le but de Buechler n’étant pas de faire du Scanner,
il se contente d’ajouter un peu de fantaisie dans cette
simpliste histoire de vengeance, une nouvelle fois. Nouveauté
aussi, c’est du coté du personnage de Jason le changement
survient en la personne de l’imposant KANE HODDER, cascadeur
à ses heures et donc nouvelle face du tueur au masque de hockey.
Plus imposant que ces prédécesseurs, il apporte une touche vraiment
particulière au monstre sadique et invulnérable. Chose qu’il
reproduira dans les 3 épisodes suivants.

En dehors de ca, ca reste du vendredi 13, mais on sent que la
censure pointe le bout de son nez, en effet on ne retrouve plus le
gore et les meurtres sadiques mais le tout reste dans la bonne
humeur et les réjouissances. Que ca soit des coups de hache, le
coup de débroussailleuse (une première !!!) ou le meilleur la
fameuse bimbo coincé dans son sac de couchage et éclaté contre un
mur (un grand moment !!!), y’a de quoi faire dans ce nouveau
défi qui si n’est pas le meilleur du lot, fait une nouvelle
fois honneur à la série en étant totalement décomplexé du cerveau
et en montrant notre JASON tout fripé et d’une humeur de haut
vol.
A reprocher cependant, une fin à la con tout simplement.

VENDREDI 13 part 8, l’ultime retour
C’est reparti pour un 8ème volet, PARAMOUNT continue à se
faire du pognon sur la franchise Jason et on sent bien que le filon
s’épuise très rapidement. Pour remédier à cela, on garde le
même interprète du tueur de Chrystal Lake en la personne de
KANE HODDER, par contre on change de lieu en faisant le massacre en
plein Manhattan (du moins dans le dernier tiers car une bonne
partie se passe sur un paquebot). Changement de lieu mais le
scénario reste le même, en gros une jeune femme traumatisé par sa
jeunesse plus que désolante décide de participer avec
d’autres jeunes boutonneux à une croisière les menant dans la
très grande ville de NEW YORK. Mais notre JASON se tape aussi le
voyage et va en profiter pour démastiquer du djeun’s une
nouvelle fois.

En voulant changer de lieu, les producteurs se sont cru
intelligents de vouloir aussi notre bon tueur de CHRYSTAL LAKE. Car
si il reste impressionnant sur le plan physique, on sent
qu’il parait plus tendre sur le plan moral. Un gage qui fait
extrêmement défaut à l’ensemble du métrage qui se contente de
proposer un parcours banal noyé dans des meurtres sans grande
saveur et classe. Seul le coup de poing bionique de Jason sur un
pseudo boxeur arrive à tirer son épingle du jeu. Le reste est que
maladresse scénaristique qui plonge le spectateur dans un ennui
profond.

Décidément Vendredi 13 part 8 est le maillon faible et le dernier
maillon pour PARAMOUNT qui va laisser sa place à NEW LINE qui
comptera bien redonner un peu de fraicheur à une franchise en perte
de vitesse.

VENDREDI 13 part 9, JASON VA EN ENFER
Il faudra attendre 1993 pour voir débarquer le nouvel opus de Jason
sous la houlette NEW LINE qui après le tueur de Elm Street, se paie
le luxe d’avoir le tueur de Crystal Lake dans sa vidéothèque.
Mais au lieu de proposer un slasher qui faisait la force (ou la
faiblesse) de la série, NEW LINE change complètement de registre en
lorgnant du coté de l’invasion des profanateurs de sépultures
ou bien encore Body SNATCHERS de Ferrara sans passer par la case
extraterrestre. Jason (KANE HODDER) est revenu pour se taper un bon
massacre à la bonne franquette mais se fait rapidement zigouiller
par le FBI qui le prend par surprise et qui le crible de balle
jusqu’à le faire exploser en morceaux. Mais pendant
l’autopsie une force maléfique (l’ame de Jason dirons
nous) prend possession du médecin légiste. En effet, l’âme de
Jason se promène de corps en corps jusqu’à l’ultime
corps, celui d’une des membres de sa famille avec qui il
pourra renaitre de ses cendres.

Avec un scénario aussi prévisible, comment pouvons rester de marbre
face au rejeton d’ADAM MARCUS. En effet, si ce 9ème épisode
propose quelques passages assez réussis, le reste à du mal à
décrocher, la faute à un scénario qui n’arrive pas à
exploiter le filon de la série. Notre bon Jason se fait massacrer
comme un merde en début de film pour être revu à la fin et finir
dans le trou une nouvelle fois comme une merde. Le reste
c’est un enchainement sans saveur de changements de corps.
L’ennui guette au fur et à mesure, la musique est pénible au
possible et les acteurs principaux n’ont rien
d’intéressant, même le grand KANE HODDER qui se voit affuté
d’un costume de JASON qui fleure bon le Z, et ressemble plus
à une grosse tête bouffie avec un masque enfoncé dans la courge
qu’au véritable JASON des opus précédents.

La première incursion de NEW LINE à Chrystal Lake s’est faite
difficilement. En voulant faire du neuf, la franchise JASON ne fait
rien de mieux que prendre le fan de vendredi 13 pour un con. Très Z
dans le ton et limite ennuyeux, ce JASON VA EN ENFER se regarde
avec un aspect critique des plus large sous peine d’envoyer
valdinguer de rage tout le salon.
Une première erreur de parcours pour la franchise mais qui saura se
rattraper dans un 10ème épisode de bien meilleure qualité.

JASON X
Plus de 20 ans déjà que le tueur de Chrystal lake existe et voila
qu’un 10ème épisode pointe son nez. Cette fois ci, nos chers
scénaristes, ayant plein le cul de ces bandes de jeunes qui ne
pensent qu’à fumer et à forniquer prés du lac de CHRYSTAL
LAKE, changent complètement de sujet en envoyant notre tueur au
masque de hockey faire un petit voyage dans l’espace, rien
que ça.
En effet, Jason, tueur indestructible se fait capturer et est dans
l’obligation d’être cryogénie. 5 siècles plus tard, une
équipe de jeunes archéologues se trouvant dans un immense vaisseau
décident simplement de le réveiller pour des expériences. Mais
notre bon JASON n’a pas perdu la main et va se faire une joie
de passer à la moulinette toute une armée de bidasses dont un
cyborg aussi sexy que redoutable.

Un petit vent de fraicheur au pays de JASON, y’avait
longtemps surtout que cet épisode se veut beaucoup plus décomplexé
et fourmillant d’idées qui forcent le respect. KANE HODDER
est une nouvelle fois à l’honneur dans le costume du tueur et
à la réalisation on y trouve le respectable JIM ISSAAC, déjà auteur
de HOUSE 3 et de SKINWALKERS. Petit fait marquant, on y retrouve le
réalisateur DAVID CRONENBERG qui fait une apparition rapide mais
ultra efficace en début de film.

Ici la recette fonctionne toujours autant, c’est du dépeçage
façon JASON mais dans un décor étranger à l’univers VENDREDI
13. Exit les maisons abandonnées ou le camping de Crystal Lake, ici
c’est les longs couloirs en acier et l’univers
High-tech qui domine. De ce fait notre bon JASON n’hésitera
pas à user de nouvelles armes pour jouer mais ne lâchera pas pour
autant sa fameuse machette fétiche.
Question meurtres on est gâté : la tête écrabouillée d‘une
belle blondasse après avoir été plongé dans de l‘azote,
massacre de 2 soldats dans un jeu virtuel, enfin le meilleur étant
le zigouillage de 2 bimbos dans des sacs de couchage en pleine
représentation virtuelle de CRYSTAL LAKE : un pur moment de bonheur
et de délire . Si on y retrouve certains clins d’œil
aux épisodes précédents (des meurtres toujours aussi secs et fait
de sang froid, les fameux jeunes mais cette fois moins con
qu’à l’accoutume et enfin une intrigue mineure qui
laisse place à l’horreur pure), certaines subtilités se font
sentir et se dégagent de l’atmosphère la plus souvent
malsaine de la série. Ici c’est du second degré, le tout
baignant dans un univers futuriste complexe mais en même temps
réduit de tout sentiment de peur. On peut être déçu par la tournure
que prend ce Jason X en comparaison par exemple au 2ème épisode
mais force est de saluer que le film de JIM ISSAAC mérite amplement
qu’on s’y attarde. Très généreux en barbake et fun
jusqu’aux oreilles, JASON X se mérite même un traitement de
faveur dans un final coup de boule. Imaginez notre JASON à la tenue
de clochard qu’il trimballe depuis le début de ses aventures,
échangée contre une armure flambant neuve au look NEW AGE. Certains
fervents du tueur au masque de hockey pourraient crier au scandale,
mais un petit changement de face de temps en temps fait du
bien.

Alors bon, JASON DANS L’ESPACE (ça aurait été un nom pourri
!!!) ca donne quoi finalement. Ben que du bonheur, une grosse vague
de fraicheur en pleine poire. New Line s’est enfin sorti les
doigts du cul pour pondre un JASON qui le met vraiment en valeur
après un 9ème opus qui laissait présager le pire pour
l’avenir. Totalement décomplexé du cerveau et donc pas
sérieux pour un sou, le film de JIM ISSAAC vaut son pesant de
cacahuète rien que pour l’ambiance qu’il dégage et les
scènes de meurtres bien gratinés.

Un des meilleurs épisodes de la série qui relance une franchise de
bonne manière.

FREDDY VS JASON
Les 2 monstres sacrés du cinéma d’horreur font face.
D’un coté nous avons une grande gueule aux vannes pourries
qui s’incruste dans les rêves des ados de ELM STREET et avec
une trentaines de meurtres à son actif en l’espace de 7
films. J’ai nommé le petit brulé FREDDY KRUEGER. D’un
autre coté nous avons un grand teigneux meurtrier de sang froid au
camp de Crystal LAKE et avec plus de 100 meurtres à son tableau de
chasse (il ne chôme pas le bougre) en l’espace de 8 films (on
ne comptera l’épisode une nouvelle terreur !!!! Et le premier
vendredi 13), j’ai nommé le grand noyé JASON !!!!!!!.
L’arbitre de ce match est un honnête réalisateur hongkongais
ayant réussi son passage aux states et dans le domaine du
fantastique avec l’exellent FIANCEE DE CHUCKY et le non moins
sympathique 51è état avec SAMUEL L JACKSON (au passage il est au
scénario de l’adaptation au cinéma par CHRIS NAHON de
l’anime BLOOD THE LAST VAMPIRE, j’en bave !!!!!!!!!!),
j’ai nommé RONNY YU.

Voila tout est dit concernant les 3 protagonistes de ce cross over
que tout les fans d’horreur rêvaient. Le compte à rebours
avait commencé depuis bien longtemps avant le début du tournage en
2003. Un brainstorming démentiel en vue de trouver un scénario qui
pourrait réunir de façon crédible ces 2 icones de l’horreur.
Le moment est enfin arrivé, Freddy Krueger n’arrive plus à
hanter les nuit des jeunes adolescents de la ville d’Elm
Street. Pour remédier à cela, il va entrer dans l’esprit de
JASON VOOHREES pour forcer les jeunes à éprouver la peur et la
terreur. Mais notre bon JASON massacre tout le monde au fur et à
mesure ce qui à tendance à énerver notre croquemitaine brulé. Le
face à face peut commencer entre ces 2 icones pendant qu’une
bande de jeunes feront en sorte d’éliminer les 2
prédateurs.

Un scénario un peu simpliste mais suffisamment accrocheur pour
tenir en haleine. Le face à face est il cependant à la hauteur de
nos longues attentes. Sortira-t-on avec un gout amère ou sucré dans
la bouche. Si en effet le cross over possède de nombreuses qualité,
il est surtout pénalisé par une sous intrigue qui plombe
littéralement le rythme du film.

En dehors de ce face à face titanesque, les scénaristes ont eu la
bonne idée d’y incorporer une bande de jeunes (jusque là
c’est logique) se posant mille et une questions sur le
pourquoi du comment de l’arrivée de JASON et FREDDY. Chose
qu’on a vu et revu un millier de fois dans les films
respectifs des 2 tueurs. Une sous intrigue, qui si doit être
obligatoire pour ne pas se retrouver avec un duel Z des 2 icones,
aurait pu être moins traité au profit du duel de Freddy et Jason
qui malheureusement en retrait. On reprochera aussi le travail des
acteurs qui soient ne savent pas jouer (Kelly Rowland, sale trogne
des DESTINY CHILDS même pas foutu d’être crédible et
intéressante dans son personnage)ou surjouent (KATHERINE ISABELLE
très à la masse alors qu’elle avait un rôle en or dans GINGER
SNAPS et MONICA KENNA actrice aux formes généreuses mais qui tente
tant bien que mal de pomper HEATHER LANGENKAMP, l’actrice du
1er, 3ème et 7ème épisode de Freddy).
Si FREDDY VS JASON déçoit par ses points, il reste néanmoins un
joyeux bordel décomplexé du bulbe. Les 2 croquemitaines s’en
donnent à cœur joie (Robert Englund, immortel personnage qui
ne pouvait échapper aux longs maquillages de son personnage et Ken
Kirginzer, remplaçant de KANE HODDER s’en sort très bien et
ne fait pas les choses à moitié).
Car si,, le film de RONNY YU n’a pas peur du gore et en met
en belle couche. Jason étant plus généreux que Freddy de ce coté
la, les coups de machettes sont forcément de la partie.
Terriblement efficace, les scènes gores sont délirantes et
c’est un bonheur de voir un fornicateur plié en 2 dans un lit
après avoir vidé de ses intestins ou encore la grognasse des
DESTINY CHILDS se mangeant une méchante corde à linge bionique). Le
film n’est pas exempt d’humour courtoisie du tueur
d’ELM STREET, la grande gueule du film. Lui il parle, Jason
lui agit.
Face à face oblige, on a droit à un ultime combat entre les 2
célèbres tueurs. Si il peut paraitre kitch aux premiers abords, il
reste suffisamment captivant pour rester jusqu’à la
fin.

FREDDY VS JASON a donc l’effet d’un pétard mouillé.
Beaucoup d’attentes pour une petite déception.
L’affrontement a bien eu lieu mais ce n’était pas le
combat titanesque. Cependant les fans des 2 clans trouveront leurs
comptes et on est gâtés par pas mal de passages jouissifs.
Un cross over sympa donc et de bien meilleur qualité que celui de
PAUL ANDERSON.
Verdict final !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Vive SEAN CUNNINGHAM !!!!!!!!!!!!! Oui c’Est ce monsieur
qu’il faut remercier. Il est l’investigateur
d’une longue série d’horreur. 30 ans après, la série
reste toujours intéressante à regarder (en majorité du moins !!).
JASON est devenu un icône ultime du cinéma d’horreur. Son
masque de hockey est connu de tout les fans ainsi que son nombres
de meurtres.
VENDREDI 13 se verra accoucher d’un fameux remake qui devrait
sortir sous peu c’est-à-dire le 11 février 2009. Pas de Mme
Voohrees en rôle principal, mais le fameux tueur de CHRYSTAL LAKE.
Marcus Nispel est à la réalisation après avoir nettement prouvé son
talent avec le remake de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE.
Verdict dans ce blog bientôt.